une maison, à la condition suivante : s’il le veut, il peut en faire sortir l’autre partie, et s’il le veut, il peut lui-même la quitter ? » Il répondit : « Le contrat est alors définitivement valable entre eux jusqu’à son terme, c’est-à-dire jusqu’à l’effondrement de la maison ou la mort du chameau. Dès lors que le locataire ne peut plus profiter de ce qu’il a loué, il ne reste à sa charge que le loyer correspondant au temps où il a effectivement occupé les lieux. »
Al-Qâḍî commente : « Il ressort de ces propos qu’une condition viciée n’annule pas le contrat de location. »
Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : « Il s’agit en réalité d’une stipulation de khiyâr (droit d’option), mais d’un khiyâr couvrant toute la durée du contrat tout en autorisant la jouissance. » ⦗al-Nukat 1/273⦘
629 – Jouissance du locataire pendant la période d’option
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Qâḍî écrit dans son “Taʿlîq”, à propos de l’ijâra : L’adversaire a objecté qu’une partie de l’usufruit disparaît au bout de trois jours, ce qui rend impossible sa restitution intacte.
Le Qâḍî répondit : On peut rétorquer par le khiyâr al-ʿayb (option pour vice).
L’adversaire répliqua : Lorsque l’on restitue le bien pour vice, on garantit la jouissance déjà écoulée ; il n’en va pas de même pour le khiyâr ash-sharṭ (option stipulée), qui ne prévoit aucune garantie.
Le Qâḍî conclut : Il faudrait donc accorder la restitution tout en garantissant la valeur de la jouissance écoulée.
Shaykh Taqî ad-Dîn observe : Lorsque le locataire est autorisé à profiter du bien, il doit assumer la garantie de cette jouissance ; lorsqu’il n’y est pas autorisé, il ne la garantit pas lors de la restitution. Toutefois, si le contrat se poursuit, il devra acquitter l’intégralité du loyer, ou bien celui-ci sera réparti à partir de la fin du délai d’option. Ici encore, il est plausible de permettre au locataire de tirer profit du bien, même si le khiyâr appartient aux deux contractants ou au seul bailleur, car il n’en subit aucun préjudice – à la différence de la vente – et afin d’éviter que l’usufruit ne soit perdu.
On pourrait également soutenir, à propos de la chose vendue, que l’acheteur en perçoit l’usufruit sans pour autant en disposer
البيت إذا شاء أخرجه، وإذا شاء خرج؟ قال: قد وجب بينهما إلى أجله، إلى أن ينهدم البيت، أو يموت البعير، فلا ينتفع المستأجر بما استأجر، فيكون عليه بحساب ما سكن.
قال القاضي: ظاهر هذا أن الشرط الفاسد لا يبطل الإجارة.
قال الشيخ تقي الدين: هذا اشتراط للخيار، لكنه اشتراط له في جميع المدة مع الإذن في الانتفاع) [النكت على المحرر ١/ ٢٧٣].
٦٢٩ - انتفاع المستأجر بالعين زمن الخيار:
- قال ابن مفلح: (وقال القاضي في «التعليق»، ضمن مسألة الإجارة: احتج المخالف بأن بعضه تلف إلى مضي ثلاثة أيام. فلا يمكن رده سليمًا.
فقال القاضي: ينتقض بخيار العيب.
فقال المخالف: إذا رد المنفعة بالعيب ضمن منفعة ما مضى من المدة، وليس كذلك خيار الشرط، فإنه لا يضمن شيئًا.
قال القاضي: فكان يجب أن يجعل له، والضمان لقيمة المنفعة لما مضى.
قال الشيخ تقي الدين: حيث جاز للمستأجر الانتفاع، فينبغي أن يكون ضمان المنفعة عليه، وحيث لم يجز لم يضمنها مع الرد، لكن إذا مضى العقد تكون عليه جميع الأجرة، أو تقسط على ما بعد مدة الخيار، وهنا يتوجه أن يكون للمستأجر الانتفاع، وإن كان الخيار لهما أو للبائع، إذ لا ضرر عليه فيه، بخلاف البيع، ولئلا تتعطل المنفعة.
ولو قيل أيضًا في المبيع: إن المشتري يستوفي منفعته، ولا يتصرف في