du fait de l’annulation de cette condition. – D’aucuns soutiennent toutefois qu’aucune indemnité n’est due ; c’est l’avis rapporté par notre maître, et c’est là l’opinion manifeste de l’école. ⦗al-Furūʿ 4/64 (6/192)⦘. 621 – Si les deux parties renoncent d’un commun accord au bail de la terre ou le résilient pour une cause valable : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : si les parties procèdent à l’iqāla* du bail ou le rompent à bon droit, le preneur a droit à la valeur de son labour. (1) » ⦗al-Furūʿ 4/74 (6/203)⦘ (2). 622 – Lorsque la maturité apparaît dans une espèce du verger : – Ibn al-Qayyim déclare : « Dès que la maturité se manifeste sur une partie de l’arbre, il est permis d’en vendre l’intégralité ; il est également permis de vendre toute cette espèce à l’intérieur du verger. Notre maître ajoute qu’il est licite de vendre le verger entier par voie d’entraînement, qu’il s’agisse ou non de la même espèce, que les périodes de récolte soient rapprochées ou éloignées. Tel est l’avis de Layth ibn Saʿd. » ⦗Iʿlām al-Muwaqqiʿīn 4/23⦘. – Ibn Mufliḥ précise : « Si la maturité apparaît dans une partie d’une espèce – Ḥanbal a transmis : “dans sa majeure partie”, et le qāḍī ainsi que d’autres l’ont affirmé pour l’arbre concerné – il est permis d’en vendre la totalité ; et, selon l’opinion la plus solide, le verger tout entier. Une autre version stipule : “et ce qui lui est voisin”. Al-Rawḍa retient, à propos des vergers, deux versions. Une autre tradition assimile le genre à l’espèce. Notre maître a retenu, en outre, le reste des espèces qui, selon l’usage, se vendent habituellement en bloc. » ⦗al-Furūʿ 4/77 (6/208)⦘ (3).
(1) Selon Ibn Nasrallah, dans Hawashi ‘ala al-Furu’ (t. 7, p. 73 b), la formule « pour sa part dans le harth » se rapporte au propriétaire du terrain ; on pourrait alors considérer qu’il est associé au produit. Quant à l’expression – « kadhan wa la‘allaha » –, si la durée du contrat d’ijara venait à expirer alors qu’il reste pour le preneur un harth ou un vestige de harth… (Fin de citation.) (2) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 226). (3) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (pp. 191–192). Selon Al-Mardawi, dans Al-Insaf (t. 11, p. 207), Cheikh Taqi al-Din déclare : « La vigueur d’une espèce sur un mur assure la même vigueur pour toutes les espèces du même genre ; ainsi la noix suit la mûre, en raison de l’uniformité de la main-d’œuvre appliquée au fruit. » Il l’exprime dans Al-Fa’iq, et dans Al-Furu’ il ajoute : « Notre maître a choisi les autres espèces que l’on vend habituellement, du même type. » Voir également Al-Fatawa (29 / 38–39, 480–482).
بإلغائه، وقيل: لا أرش، ذكره شيخنا ظاهر المذهب) [الفروع ٤/ ٦٤ (٦/ ١٩٢)]. ٦٢١ - إذا تقايلا إجارة الأرض أو فسخاها بحق: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: لو تقايلا الإجارة، أو فسخاها بحق: فله قيمة حرثه (١)) [الفروع ٤/ ٧٤ (٦/ ٢٠٣)] (٢). ٦٢٢ - إذا بدا الصلاح في جنس من البستان: - قال ابن القيم: (إذا بدا الصلاح في بعض الشجرة جاز بيع جميعها، وكذلك يجوز بيع ذلك النوع كله في البستان، وقال شيخنا: يجوز بيع البستان كله تبعا لما بدا صلاحه، سواء كان من نوعه أو لم يكن، تقارب إدراكه وتلاحق أم تباعد، وهو مذهب الليث بن سعد) [إعلام الموقعين ٤/ ٢٣]. - وقال ابن مفلح: (وإذا بدا صلاح بعض نوع ــ ونقل حنبل: غلب، وقاله القاضي وغيره في شجره ــ بيع جميعه، وعلى الأصح: وبستان، وعنه: وما قاربه، وأطلق في «الروضة» في البساتين روايتين، وعنه: الجنس كالنوع، واختار شيخنا: وبقية الأجناس التي تباع جملة عادة) [الفروع ٤/ ٧٧ (٦/ ٢٠٨)] (٣).
(١) قال ابن نصر الله في «حواشيه على الفروع» (ل ٧٣/ب): (قوله: «فله قيمة حرثه» على صاحب الأرض، ولو قيل يكون شريكا به توجه، فأما ــ كذا ولعلها: كما ــ لو انقضت مدة الإجارة وفيها للمستأجر حرث أو أثر حرث) ا. هـ. (٢) «الاختيارات» للبعلي (٢٢٦). (٣) «الاختيارات» للبعلي (١٩١ - ١٩٢)، وقال المرداوي في «الإنصاف» (١١/ ٢٠٧): (قال الشيخ تقي الدين: صلاح جنس في الحائط صلاح لسائر أجناسه، فيتبع الجوز التوت، والعلة عدم اختلاف الأيدي على الثمر. قاله في «الفائق»، قال في «الفروع»: واختار شيخنا بقية الأجناس التي تباع عادة كالنوع) ا. هـ. وانظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٣٨ - ٣٩، ٤٨٠ - ٤٨٢).