une même transaction : il ne lui revient que le moindre des deux prix, sinon c’est de l’usure », propos appliqué expressément à la vente ʿîna, selon notre shaykh. [Tahdhîb as-Sunan 9/240] (1).
614 – Division de la transaction :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Qâḍî a dit dans al-Taʿlîq, à propos de cette question : lorsque l’offre de vente porte sur deux esclaves, l’acheteur n’est pas autorisé à n’accepter que l’un d’eux. Le Qâḍî présente cela comme une opinion unanime et l’entérine. Il mentionne, comme argument des contradicteurs, que si deux femmes disaient à un homme : “Nous nous sommes données à toi en mariage”, il lui serait permis d’accepter l’une d’elles et non l’autre, et le Qâḍî le reconnaît.
Le contradicteur fonde son opinion sur le fait que, si l’on réunit dans un même contrat une femme licite et une femme illicite, le mariage de l’illicite ne devient pas une condition de celui de la licite ; la division de la transaction est donc admise en matière de mariage, tandis qu’en matière de vente elle constituerait une condition.
Le Qâḍî dit encore : selon nous, accepter la vente pour l’un des deux esclaves n’est pas subordonné à l’acceptation pour l’autre ; c’est également l’avis de notre shaykh Taqî ad-Dîn.
Il ajoute : la réponse donnée à ce jugement appelle toutefois discussion. L’examen attentif montre qu’il s’agit bien d’une condition, mais ce qui est exigé est l’existence même de l’acceptation, non sa validité, tout comme on n’a pas exigé le caractère obligatoire de l’acceptation pour l’un des deux. Et quand bien même la condition ainsi posée serait corrompue, nous ne concédons pas qu’elle annule la vente.
Le Qâḍî justifie cela en disant qu’il n’est pas valable d’accepter la vente pour un seul des deux esclaves, parce que la moitié du prix ne correspond pas à la valeur de l’un d’eux ; le montant se répartit plutôt proportionnellement à leur valeur respective. Dès lors, si l’on acceptait l’un d’eux pour la moitié du prix, l’acceptation ne correspondrait pas à l’offre initiale ; c’est pour cette raison qu’elle est invalide.
(1) Voir : Al-Fatawa, vol. 29, p. 432.
بيعة: فله أوكسهما أو الربا» هو منزل على العينة بعينها، قاله شيخنا) [تهذيب السنن ٩/ ٢٤٠] (١).
٦١٤ - تفريق الصفقة:
- قال ابن مفلح: (قال القاضي في «التعليق» ضمن المسألة: وإذا أوجب في عبدين لم يكن للمشتري أن يقبل في أحدهما، ذكره القاضي محل وفاق، مسلمًا له، وذكر في حجة المخالف أن امرأتين لو قالتا لرجل: زوجناك أنفسنا= لكان له أن يقبل إحداهما دون الأخرى وسلَّمه القاضي.
وبناه المخالف على أنه إذا جمع بين محللة ومحرمة في النكاح، فإن نكاح المحرمة لا يصير شرطًا في نكاح المحللة، فإن تفريق الصفقة في النكاح جائز، وفي البيع يصير شرطًا.
وقال القاضي: قبول البيع في أحدهما ليس شرطًا في قبوله في الآخر عندنا، قاله الشيخ تقي الدين.
قال: وأجاب عن الحكم جوابًا فيه نظر، والتحقيق: أنه شرط، لكن المشروط وجود القبول، لا صحة القبول كما لم يشترط لزوم القبول في أحدهما، ولو كان المشروط شرطًا فاسدًا لم نسلم أنه يبطل البيع.
وعلّله القاضي بأنه إنما لم يصح أن يقبل البيع في أحد العبدين، لأن نصف الثمن لا يقابل أحدهما؛ لأنه ينقسم على قدر قيمتهما، فإن قبل أحدهما بنصف الثمن لم يكن القبول موافقًا للإيجاب، فلهذا لم يصح.
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٤٣٢).