– Ibn Mufliḥ a également rapporté : « Selon notre shaykh, l’acheteur premier est en droit de réclamer la marchandise au vendeur et de percevoir la majoration, ou bien son équivalent (1) » [Al-Furūʿ 4/46 (6/174)] (2).
605 – Surenchérir sur l’offre de son frère.
606 – Conclure une location sur la location de son frère, contracter un emprunt sur l’emprunt de son frère, solliciter une donation sur la demande de don de son frère, ou briguer une charge officielle après que son frère l’a sollicitée :
– Ibn Mufliḥ dit : « Le shaykh Taqî ad-Dîn a déclaré : Quant au fait de surenchérir sur l’offre de son frère, il se juge comme la demande en mariage présentée après celle de son frère ; on y distingue si l’autre partie s’est inclinée ou non. C’est pour cela que la vente aux enchères est permise : le vendeur réclame de lui-même la surenchère, il ne s’est pas engagé, mais l’a refusée. Si toutefois il ne répond ni par acceptation ni par refus, deux opinions existent. La vente aux enchères s’entend clairement lorsque le bien ou l’usage restent entre les mains du vendeur ou du bailleur. En revanche, concernant le locataire d’une boutique qui, à la fin de l’année, garde les lieux à moins qu’un tiers n’offre un loyer supérieur auquel cas le propriétaire la reloue (3), cette situation ne s’apparente pas à la vente aux enchères, car le propriétaire n’a ni sollicité de hausse ni majoré le prix ; elle ressemble plutôt au cas soumis aux deux avis.
Il a encore dit : « Conclure une location sur la location de son frère, emprunter sur l’emprunt de son frère, solliciter un don après la sollicitation de son frère relèvent de la même règle que d’acheter après l’achat de son frère ; de même pour l’emprunt dans… »