car son admiration de ce geste constitue, à ses yeux, la preuve qu’il est permis ; et le fait qu’il se soit borné à répondre par l’exemple d’un seul homme indique que c’est là, pour lui, l’une des deux positions recevables. La différence entre la location (ijâra) et la vente (bayʿ) tient à ceci : dans la location, le vice que représente l’assistance au péché se trouve contrebalancé par un autre intérêt, celui de détourner la contrainte du paiement du loyer d’un musulman et de la faire peser sur le mécréant. La chose devient alors comparable à l’acceptation de la jizya : bien que l’on entérine par là la présence d’un non-musulman, l’intérêt qu’elle renferme la rend licite. C’est pour la même raison qu’il est, dans l’ensemble, permis de conclure des trêves avec les mécréants. Dans la vente, en revanche, cet intérêt fait défaut. Cela ressort clairement, selon Ibn Abī Mūsā et d’autres, de l’idée que la vente n’est que réprouvée sans être interdite ; la réprobation qui demeure dans la location disparaît ici du fait de l’intérêt prépondérant, comme dans des cas analogues. On se trouve ainsi face à quatre avis différents sur la question. Notre shaykh ajoute : chez nous, ce désaccord et cette hésitation à considérer la chose simplement réprouvée ne valent que si le contrat de location n’est pas conclu sur une utilisation illicite précise. Mais si l’on loue expressément le bien pour vendre du vin, en faire une église ou une synagogue, c’est unanimement illicite ; tel est aussi l’avis d’al-Shâfiʿī et d’autres, tout comme il n’est pas permis de louer sa servante ou son esclave pour la fornication. Abû Ḥanīfa, toutefois, estime qu’il est licite de la louer à cette fin. Abû Bakr al-Râzī explique qu’aux yeux d’Abû Ḥanīfa il n’y a aucune différence entre stipuler la vente de vin dans le contrat et ne pas la stipuler tout en sachant qu’elle aura lieu : le contrat de location reste valide dans les deux cas. Son fondement est que le bailleur n’acquiert pas, par le contrat, le droit d’exiger du preneur qu’il accomplisse ces actes. Même s’il pose la condition de ne pas vendre de vin ni d’en faire une église, le locataire doit le loyer dès lors que les lieux lui sont remis pour la durée convenue. Dès lors, mentionner ou non ces actes revient au même, de la même manière que l’on paye le loyer d’une maison louée pour y dormir ou y résider, même si l’on ne fait ni l’un ni l’autre. Il tient le même raisonnement lorsqu’on engage quelqu’un pour transporter du vin ou du porc : le contrat est valable parce que le transport du vin n’est pas déterminé de façon exclusive ; il pourrait tout aussi bien y transporter, à la place du vin, du jus de raisin.
إعجابه بالفعل دليل جوازه عنده، واقتصاره على الجواب بفعل رجل يقتضي أنه مذهبه في أحد الوجهين. والفرق بين الإجارة والبيع أن ما في الإجارة مفسدة الإعانة قد عارضه مصلحة أخرى، وهي صرف إرعاب المطالبة بالكراء عن المسلم، وإنزال ذلك بالكافر، وصار ذلك بمنزلة إقرارهم بالجزية، فإنه وإن كان إقرارا لكافر لكن لما تضمنه من المصلحة جاز، ولذلك جازت مهادنة الكفار في الجملة، فأما البيع فهذه المصلحة منتفية فيه، وهذا ظاهر على قول ابن أبي موسى وغيره أن البيع مكروه غير محرم، فإن الكراهة في الإجارة تزول بهذه المصلحة الراجحة، كما في نظائره، فيصير في المسألة أربعة أقوال. قال شيخنا: وهذا الخلاف عندنا والتردد في الكراهة هو إذا لم يعقد الإجارة على المنفعة المحرمة، فأما إن أجره إياها لأجل بيع الخمر أو اتخاذها كنيسة أو بيعة لم يجز قولا واحدا، وبه قال الشافعي وغيره، كما لا يجوز أن يكري أمته أو عبده للفجور، وقال أبو حنيفة: يجوز أن يؤاجرها لذلك، قال أبو بكر الرازي: لا فرق عند أبي حنيفة بين أن يشترط أن يبيع فيه الخمر وبين ألا يشترط لكنه يعلم أنه يبيع فيه الخمر= أن الإجارة تصح، ومأخذه في ذلك أنه لا يستحق عليه بعقد الإجارة فعل هذه الأشياء، وإن شرط له ألا يبيع فيها الخمر ولا يتخذها كنيسة، ويستحق عليه الأجرة بالتسليم في المدة، فإذا لم يستحق عليه فعل هذه الأشياء كان ذكرها وترك ذكرها سواء، كما لو اكترى دارا لينام فيها أو يسكنها، فإن الأجرة تستحق عليه وإن لم يفعل ذلك، وكذلك يقول فيما إذا استأجر رجلا لحمل خمر أو خنزير أنه يصح، لأنه لا يتعين حمل الخمر، بل لو حمل عليه بدله عصيرا