599 – Lorsque l’on réunit une vente et un mariage dans un même contrat : – Ibn Mufliḥ écrit : (Au sujet de sa parole (1) : « Même lorsqu’on réunit une vente et un mariage. » Exemple : qu’un homme marie [sa fille] et vende en même temps son esclave pour mille [dirhams], ou qu’il fixe pour dot un esclave à condition qu’elle lui restitue mille [dirhams] ; le mariage est alors valide, car il n’est pas annulé par la corruption de la contrepartie. Quant à la vente, deux avis existent : 1. Elle est valide. Shaykh Taqiyy ad-Dîn précise que c’est aussi l’avis rapporté par le Qâḍî dans ses deux ouvrages ainsi que par Ibn ʿAqîl au chapitre de la dot. Dans ce cas, la somme d’un millier est répartie au prorata entre la dot usuelle (mahr al-mithl) et la valeur de l’esclave ; de même, l’esclave est réparti entre la dot usuelle et les mille [dirhams], puisque le montant global de la contrepartie est connu. 2. Elle n’est valide ni pour l’une ni pour l’autre. En effet, si la vente est annulée, il faut ventiler la transaction. Il ajoute : si quelqu’un dit : « Je te marie ma fille, et tu as ces mille [dirhams] contre cet esclave qui est à toi », l’esclave se trouve alors partiellement vendu et partiellement offert en dot ; on le répartit donc entre la dot usuelle et les mille [dirhams]. Et si sa fille possède des biens et qu’il déclare : « Je te marie celle-ci et tu recevras ces mille [dirhams] avec elle contre ces deux mille de ta part », la vente comme la dot sont nulles dans leur ensemble, car on est dans le cas de « un mudd d’ʿajwa et un dirham » (2). Tel est l’avis rapporté par le Qâḍî, Ibn ʿAqîl et Abū Muḥammad, sans divergence. Fin de citation) ⦗al-Nukat ʿala l-Muḥarrar 1/308⦘. 600 – L’échange portant sur des utilités d’ordre cultuel : – Ibn Mufliḥ écrit : (Shaykh Taqiyy ad-Dîn – après avoir abordé la question du muṣḥaf – a dit : « Il en va de même pour tout échange visant des utilités cultuelles, telles que la science religieuse et ce qui s’y rattache. De même, la location dans ce domaine suit la même règle que l’achat ici, et substituer une utilité religieuse à une autre obéit à la même logique, puisqu’il n’y a aucune différence entre les biens cultuels matériels et leurs utilités. »
(1) « al-Majd » désigne Ibn Taymiyya dans son ouvrage al-Muharrar. (2) À l’origine : wardahum.
٥٩٩ - إذا جمع بين البيع والنكاح في عقد واحد: - قال ابن مفلح: (قوله (١): «وإن كان الجمع بين بيع ونكاح». مثل: إن زوج وباع عبده بألف، أو أصدقها عبدًا على أن ترد عليه ألفًا= صح النكاح، لأنه لا يفسد بفساد العوض، وفي البيع وجهان: أحدهما: يصح، قال الشيخ تقي الدين: وهو الذي ذكره القاضي في كتابيه، وابن عقيل في الصداق، فتقسط الألف على مهر المثل وقيمة العبد، وكذلك يقسط العبد على مهر المثل والألف، لأن جملة العوض معلومة. والثاني: لا يصح فيهما، فإنه إذا انفسخ البيع لزم توزيع الصفقة، قال: ولو قال: زوجتك بنتي، ولك هذه الألف بعبدك هذا= فالعبد بعضه مبيع وبعضه مهر، فيقسط العبد على مهر المثل والألف، ولو كان لبنته مال فقال: زوجتك هذه ولك هذه الألف معها بهذه الألفين من عندك= بطل البيع والمهر جميعًا، لأنه من باب: «مد عجوة ودرهم» (٢)، هذا الذي ذكره القاضي وابن عقيل وأبو محمد من غير خلاف. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٣٠٨]. ٦٠٠ - المعاوضة على المنافع الدينية: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين ــ بعد أن ذكر الكلام في المصحف ــ: وكذلك في المعاوضة على المنافع الدينية من العلم ونحوه، وكذلك الاستئجار هناك مثل الابتياع هنا، وإبدال منفعة دينية بمنفعة دينية كما هنا، إذ لا فرق بين الأعيان الدينية والمنافع.
(١) أي المجد ابن تيمية في «المحرر». (٢) في الأصل: (وردهم).