597 – De la propriété des biens produits par la terre avant d’en prendre possession (1) :
Ibn Mufliḥ écrit : « L’on n’acquiert pas, du seul fait de posséder la terre mais avant d’en avoir pris effectivement possession, l’eau pérenne (māʾ ʿidd (2)), le pâturage ni le gisement minier en activité «و: هـ». Il n’est donc pas permis de les vendre «و: هـ». Leur statut est celui d’une terre libre de toute appropriation «ع» : ils ne sont pas compris dans la vente, même si l’acheteur y a priorité. – Selon une autre opinion rapportée de l’imâm Aḥmad, il en devient propriétaire et leur vente est licite, car ils proviennent de sa terre comme le nouveau-né d’un troupeau «و: ش م», pour peu qu’il s’agisse d’une terre dont le maître tire habituellement profit, et non d’un sol en friche. – Notre shaykh a tout de même autorisé cette vente lorsqu’il s’agit d’une iqṭāʿ dont le bénéficiaire reste comptable ; celui-ci souhaite alors renoncer à la part de récolte et au produit de la vente d’eau qui lui reviennent. » ⦗al-Furûʿ 4/41 (6/168-169)⦘ (3).
598 – Le propriétaire du terrain est prioritaire sur les buttes où les abeilles butinent :
Ibn Mufliḥ déclare : « Les ṭulūl – ces buttes d’où les abeilles récoltent le miel – ont le même statut que le pâturage, voire à plus forte raison. Les abeilles appartenant au propriétaire du terrain priment ; il peut interdire l’accès à autrui si cela lui porte préjudice. C’est ce qu’a rapporté notre shaykh. » ⦗al-Furûʿ 4/42 (6/169)⦘ (4).