594 – Vente d’une terre en waqf provenant d’un territoire conquis par la force et non réparti : - Ibn Mufliḥ écrit : « La vente d’une terre placée en *waqf* (bien immobilisé à des fins pieuses), issue d’un territoire pris *ʿanwatan* (par assaut) et qui n’a pas été partagée – tels la Syrie, l’Irak, l’Égypte et assimilés – n’est pas valable. D’après un autre avis rapporté de l’imâm Aḥmad, elle est valable («و: هـ ق»), comme l’a mentionné al-Ḥulwânî ; c’est l’opinion retenue par notre maître, qui la rapporte également comme l’un de nos avis. Il ajoute encore qu’Aḥmad a permis d’en faire une dot. » ⦗al-Furûʿ 4/38 (6/165)⦘ (1). 595 – Cas de celui qui détient, par succession paternelle, une terre en waqf provenant d’un territoire conquis par la force et non réparti : - Ibn Mufliḥ déclare : « Dans At-Targhîb, on a jugé licite (2) d’en concéder l’usage pour une durée déterminée, parce que ʿUmar n’avait fixé aucun terme, eu égard à l’intérêt général, et cela dans une affaire de portée générale. Il a également affirmé que nul n’a le droit de retirer quoi que ce soit à celui qui tient cette terre de ses pères en disant : “Je t’en verserai le revenu”, car un bail ne se dissout pas par la mort [du bailleur], et le contrat de *muzâraʿa* (partage des récoltes) à plus forte raison ; celui qui la cultive y est prioritaire. Notre maître a ajouté : il n’existe à ce sujet aucune divergence. » ⦗al-Furûʿ 4/39 (6/167)⦘. 596 – Statut d’une terre que l’imâm déclare *fayʾ* (domaine public) : - Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : Lorsque l’imâm la désigne comme *fayʾ*, cette qualification demeure de façon permanente ; elle ne retourne pas aux combattants qui l’avaient conquise, et nul autre ne peut y prétendre à titre exclusif. » ⦗al-Furûʿ 4/41 (6/168)⦘ (3).
(1) « al-Ikhtiyarat » d’al-Ba‘li, p. 179 ; voir aussi « al-Fatawa », t. 17, p. 488-489 ; t. 28, p. 588-589 ; t. 29, p. 204-206 ; t. 31, p. 230-231 ; « Jami‘ al-Masa’il », t. 2, p. 223-225 ; t. 4, p. 368-373. (2) C’est-à-dire : al-ijara (la location). (3) « al-Ikhtiyarat » d’al-Ba‘li, p. 179.
٥٩٤ - بيع الأرض الموقوفة مما فتح عنوة ولم يقسم: - قال ابن مفلح: (ولا يصح بيع أرض موقوفة مما فتح عنوة ولم يقسم، كالشام والعراق ومصر ونحوها، وعنه: يصح» و: هـ ق» ذكره الحلواني، اختاره شيخنا، وذكره قولا لنا، وقال: جوّز أحمد إصدَاقها) [الفروع ٤/ ٣٨ (٦/ ١٦٥)] (١). ٥٩٥ - من وقع بيده من آبائه أرض موقوفة مما فتح عنوة ولم يقسم: - قال ابن مفلح: (وجوزها (٢) في «الترغيب» مؤقتة، لأن عمر لم يقدر المدة للمصلحة العامة، احتمل في واقعة كلية. قال: وليس لأحد أخذ شيء ممن وقع بيده من آبائه، ويقول: أنا أعطي غلته، لأن الإجارة لا تنفسخ بموت، والمزارعة أولى، والمؤثر بها أحق. قال شيخنا: بلا خلاف) [الفروع ٤/ ٣٩ (٦/ ١٦٧)]. ٥٩٦ - حكم الأرض التي يجعلها الإمام فيئا: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: إذا جعلها الإمام فيئا، صار ذلك حكما باقيا فيها دائما، فإنها لا تعود إلى الغانمين، وليس غيرهم مختصًا بها) [الفروع ٤/ ٤١ (٦/ ١٦٨)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٧٩)، وانظر: «الفتاوى» (١٧/ ٤٨٨ - ٤٨٩؛ ٢٨/ ٥٨٨ - ٥٨٩؛ ٢٩/ ٢٠٤ - ٢٠٦؛ ٣١/ ٢٣٠ - ٢٣١)، «جامع المسائل» (٢/ ٢٢٣ - ٢٢٥؛ ٤/ ٣٦٨ - ٣٧٣). (٢) أي: الإجارة. (٣) «الاختيارات» للبعلي (١٧٩).