Abû al-Khaṭṭâb a dit : « On peut admettre la validité de cette opération par analogie avec l’avis de l’imâm Aḥmad concernant la location : “Si tu l’exécutes aujourd’hui, tu recevras un dirham ; si tu l’exécutes demain, tu n’auras qu’un demi-dirham.” » D’autres ont fait la distinction en arguant que, dans ce cas, le contrat peut être considéré comme une juʿâla (rémunération conditionnelle), ce qui n’est pas envisageable pour la vente. Shaykh Taqî al-Dîn a déclaré : « Par analogie avec la question de la location, il devrait exister ici deux versions jurisprudentielles. Toutefois, la version rapportée dans le cas de la location demande à être examinée. La présente question ressemble à la vente d’une brebis choisie dans un troupeau ou d’un esclave parmi plusieurs, et son équivalent sous tous rapports est la formule : “l’un des deux esclaves ou l’un des deux habits”. » Fin de ses propos. [al-Nukat 1/304-305] 592 – S’il dit : « Je t’ai vendu cette maison et je te la loue un mois pour mille. » - Ibn Mufliḥ rapporte : « Le Qâḍî a dit : S’il déclare : “Je t’ai vendu cette maison et je te la loue un mois pour mille”, l’ensemble est nul, car la propriété de la nue-propriété emporte celle des usages ; il n’est donc pas valable de lui louer une jouissance dont il a déjà transféré la propriété. » Shaykh Taqî al-Dîn ajoute : « Il existe néanmoins une voie de validité si l’usage est considéré comme ayant été explicitement exclu. » [al-Nukat 1/308] 593 – Lorsqu’une personne dispose des biens d’autrui, répudie l’épouse d’un autre ou accomplit d’autres actes analogues : - Ibn Mufliḥ écrit : « Si quelqu’un vend ou achète avec l’argent d’autrui, s’il répudie la femme d’un autre, ou accomplit tout autre acte de disposition – ainsi l’a dit notre maître, c’est aussi le sens apparent des propos d’autres auteurs, et Ibn al-Jawzî l’a déclaré explicitement pour le divorce de la femme d’autrui sans son autorisation – l’acte n’est pas valide, et telle est l’opinion retenue par la majorité. » [al-Furûʿ 4/36 (6/163)] (1)
(1) Voir : al-Fatawa, t. 20, p. 577 ; t. 29, pp. 249-250.
وقال أبو الخطاب: ويحتمل أن يصح قياسا على قول الإمام أحمد في الإجارة: إن خطته اليوم فلك درهم، وإن خطته غدا فلك نصف درهم. وفرَّق غيره من جهة أن العقد ثَمَّ يمكن أن يصح جعالة بخلاف البيع. وقال الشيخ تقي الدين: قياس مسألة الإجارة أن يكون في هذه روايتان، لكن الرواية المذكورة في الإجارة فيها نظر، وهذه تشبه: شاة من قطيع، وعبدا من أعبد، ونظيرها من كل وجه: أحد العبدين أو الثوبين. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٣٠٤ - ٣٠٥]. ٥٩٢ - إذا قال: بعتك داري هذه وأجرتكها شهرا بألف: - قال ابن مفلح: (قال القاضي: فإن قال: بعتك داري هذه، وأجرتكها شهرًا بألف= فالكل باطل، لأن ملك الرقبة ملك المنافع، فلا يصح أن يؤاجره منفعة ملكها عليه. قال الشيخ تقي الدين: وللصحة وجه بأن تكون مستثناة) [النكت على المحرر ١/ ٣٠٨]. ٥٩٣ - إذا تصرف في مال غيره أو طلق زوجاته أو غير ذلك من التصرفات: - قال ابن مفلح: (وإن باع أو اشترى بمال غيره، أو طلق زوجته، أو غير ذلك من التصرفات ــ قاله شيخنا، وهو ظاهر كلام غيره، وصرح به ابن الجوزي في طلاق زوجة غيره بلا إذنه ــ لم يصح، اختاره الأكثر) [الفروع ٤/ ٣٦ (٦/ ١٦٣)] (١).
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٠/ ٥٧٧؛ ٢٩/ ٢٤٩ - ٢٥٠).