dans le patrimoine de l’affranchisseur, puis l’esclave est affranchi et tout son walâ’ (droit d’allégeance) lui revient ; il ne s’agit plus d’un esclave indivis entre lui et son associé, mais d’un cas où il a racheté la part de ce dernier. Toutefois, la Loi les a obligés à conclure la vente afin de parachever l’affranchissement de l’esclave) [al-Nukat ‘ala al-Muḥarrar 1/298-301 (1/435-438)] (1). Et vois également ce qui vient sous la question n° 679. 590 – La vente au prix numéraire non spécifié : – Ibn Mufliḥ dit : (Ses propos : « … ou pour un dinar indéterminé, alors même qu’il n’existe pas dans le pays de monnaie dominante. » Le préciser est préférable, car l’ignorance disparaît lorsque la transaction se réalise selon la monnaie la plus courante du pays. Shaykh Taqî al-Dîn a dit : Ce qui ressort de ses propos, dans les versions rapportées par al-Athram, al-Anṭâkî, Sindî et Ibn al-Qâsim, c’est que si quelqu’un vend ou loue en disant : « pour tant et tant de dirhams », le contrat est valable ; il aura droit à la monnaie utilisée par les gens. Et si plusieurs monnaies circulent, il recevra, selon une version, la valeur médiane, et selon une autre, la moindre. Ses paroles, pour qui les médite, constituent un texte explicite montrant que la vente au prix numéraire non spécifié est valide en toute circonstance ; autrement, il aurait déclaré le contrat nul. Cela ressemble à la validité de la clause “non spécifiée” lorsqu’un animal sert de dot, ou autre. Or, pour les monnaies, la latitude est plus large ; c’est pourquoi il a jugé la vente valable. Fin de sa citation) [al-Nukat ‘ala al-Muḥarrar 1/303]. 591 – S’ils se séparent avant d’avoir déterminé l’un des deux prix : – Ibn Mufliḥ dit : (Ses propos (2) : « ou s’il a dit : Je te vends pour dix comptant, ou pour vingt…»
(1) Voir : al-Fatâwâ (t. 29, p. 231-232, 345 ; t. 34, p. 127), al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 180). (2) C’est-à-dire : al-Majd d’Ibn Taymiyya dans al-Muḥarrar.
في ملك المعتق، ثم يعتق ويكون ولاء العبد كله له، ليس من قبيل العبد المشترك بينه وبين شريكه، بل هو كمن ابتاع نصيب شريكه، لكن ألزمهما بالتبايع لتكميل حرية العبد) [النكت على المحرر ١/ ٢٩٨ - ٣٠١ (١/ ٤٣٥ - ٤٣٨)] (١). وانظر: ما يأتي تحت المسألة رقم (٦٧٩). ٥٩٠ - البيع بالنقد المطلق: - قال ابن مفلح: (قوله: «أو بدينار مطلق، وليس للبلد نقد غالب». وذكره أجود، لأن الجهالة تزول بظهور المعاملة بغالب نقد البلد. قال الشيخ تقي الدين: الذي يقتضيه كلامه في رواية الأثرم والأنطاكي وسندي وابن القاسم: إذا باعه أو أكراه بكذا وكذا درهمًا صح، وله نقد الناس، وإن كانت النقود مختلفة، فله أوسطها في رواية، وأقلها في رواية. وكلامه نص لمن تأمله: أن البيع بالنقد المطلق يصح بكل حال، وإلا لأخبر بفساد العقد، وهذا شبيه بتصحيح المطلق من الحيوان في الصداق وغيره، لكن المطلق في النقود أوسع، فلهذا صححه في البيع. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٣٠٣]. ٥٩١ - إذا تفرقا قبل أن يعينا أحد الثمنين: - قال ابن مفلح: (قوله (٢): «أو قال: بعتك بعشرة نقدا، أو بعشرين
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٢٣١ - ٢٣٢، ٣٤٥؛ ٣٤/ ١٢٧)، «الاختيارات» للبعلي (١٨٠). (٢) أي: المجد ابن تيمية في «المحرر».