ainsi que les cent que je dois.⦗al-Furūʿ 4/30 (6/155-156)⦘
– Il a ajouté : (Commentaire (1)) « Et s’il lui vend une chose “à son chiffre”. » Al-Khallāl précise : l’auteur vient d’évoquer la vente sans prix stipulé, puis il rapporte cette parole de Ḥarb : « J’ai interrogé l’imâm Aḥmad : un homme dit à un autre : “Envoie-moi un jarīb (sac) de blé et porte-le-moi en compte au prix auquel tu le vends.” — Il répondit : “Cela n’est pas licite tant que le prix n’a pas été clairement indiqué.” »
Par ailleurs, Isḥāq ibn Manṣūr rapporte : « J’ai dit à l’imâm Aḥmad : un homme prend à un autre une marchandise en lui disant : “Je te la prends au même prix que tu vends le reste.” — Il répondit : “Cela n’est pas permis.” »
Hanbal rapporte encore : « Mon oncle (l’imâm Aḥmad) déclarait : “Je répugne à cette pratique, car c’est une vente indéterminée ; le prix varie, il monte et il descend.” » Hanbal relate aussi qu’Abū ʿUbayda (2) la réprouvait.
Abū Dāwūd dit dans ses Masāʾil : « Chapitre : Acheter sans que le prix soit nommé. » J’ai entendu Aḥmad interrogé au sujet d’un homme qui envoie quelqu’un chez l’épicier, prend de lui un article après l’autre, puis ne règle qu’ultérieurement. Il répondit : « J’espère qu’il n’y a là aucun mal. » Abū Dāwūd ajoute : On demanda à Aḥmad : « La vente est-elle conclue à ce moment-là ? » Il répondit : « Non. »
Shaykh Taqī al-Dīn commente : L’indication apparente est qu’ils ne se sont accordés sur le prix qu’après la prise de possession de la marchandise et son utilisation, si bien que la vente n’a pas eu lieu lors de la remise, mais seulement lors du règlement ; cela revient à reconnaître la validité de la vente au prix courant.
Quant à la question : « La vente est-elle conclue à ce moment-là ? », elle vise le moment du règlement, et c’est là
(1) C’est-à-dire la parole de al-Majd dans « al-Muḥarrar ». (2) Tel quel dans le manuscrit ; peut-être faut-il lire « Ubayd ».
التي عليّ هذا) [الفروع ٤/ ٣٠ (٦/ ١٥٥ - ١٥٦)].
- وقال أيضًا: (قوله (١): «وإن باعه شيئا برقمه». قال الخلال: ذكر البيع بغير ثمن مسمى، ثم ذكر عن حرب: سألت الإمام أحمد: قلت: الرجل يقول لرجل: ابعث لي جريبا من بر واحسبه علي بسعر ما تبيع؟ قال: لا يجوز هذا حتى يبين له السعر.
وعن إسحاق بن منصور، قلت للإمام أحمد: الرجل يأخذ من الرجل سلعة فيقول: أخذتها منك على ما تبيع الباقي؟ قال: لا يجوز.
وعن حنبل: قال عمي: أنا أكرهه، لأنه بيع مجهول، والسعر يختلف، يزيد وينقص. وروى حنبل عن أبي عبيدة (٢) أنه كره ذلك.
قال أبو داود في «مسائله»: باب في الشراء ولا يسمى الثمن، سمعت أحمد سئل عن الرجل يبعث إلى البقال فيأخذ منه الشيء بعد الشيء، ثم يحاسبه بعد ذلك؟ قال: أرجو أن لا يكون بذلك بأس. قال أبو داود: قيل لأحمد: يكون البيع ساعتئذ؟ قال: لا.
قال الشيخ تقي الدين: وظاهر هذا أنهما اتفقا على الثمن بعد قبض المبيع، والتصرف فيه، وأن البيع لم يكن وقت القبض، وإنما كان وقت التحاسب، وأن معناه صحة البيع بالسعر.
وقوله: «أيكون البيع ساعتئذ؟ » يعني: وقت التحاسب، وهذا هو
(١) أي: قول المجد في «المحرر».
(٢) كذا بالأصل، ولعلها: (عبيد).