qu’à lui reviennent la tête, la peau et les abats ; de même, c’est ainsi que ses Compagnons – paix et bénédiction d’Allah sur lui – procédaient dans leurs transactions.⦗al-Furūʿ 4/29-30 (6/155)⦘ (1)
586 – Condition de la connaissance du prix :
587 – et la vente au prix courant, c’est-à-dire au tarif qui met fin à la fluctuation ;
588 – et la vente sans désignation explicite du prix ;
589 – et la vente d’une marchandise « à son prix marqué » :
Ibn al-Qayyim a dit : « … La seconde opinion – l’avis incontestablement correct, suivi par les gens en tout temps et en tout lieu – affirme la licéité de vendre au prix courant. C’est la position explicite de l’imam Aḥmad, que notre Shaykh a choisie ; je l’ai entendu dire : “C’est plus apaisant pour le cœur de l’acheteur que le marchandage : il se dit ‟je suis traité comme les autres, je paie le même prix qu’eux.””
Il ajoute : Ceux qui l’interdisent ne peuvent en réalité s’en abstenir ; ils y recourent bel et bien. Il n’existe dans le Livre d’Allah, ni dans la sunna de Son Messager, ni dans le consensus de la communauté, ni dans la parole d’un Compagnon, ni dans une analogie valide, quoi que ce soit qui le proscrive. La communauté tout entière s’accorde sur la validité du mariage conclu moyennant le *mahr al-mithl* (la dot usuelle), et la majorité admet le contrat de location à la rémunération usuelle – comme pour le mariage (2) –, qu’il s’agisse du blanchisseur, du boulanger, du batelier, du gardien de bain public, du loueur de monture, ou encore de la vente au prix usuel, telle celle de l’eau du hammam. Au bout du compte, vendre au prix courant revient à vendre au prix usuel ; c’est donc permis, tout comme il est permis de contracter une contrepartie au prix usuel dans ce cas et dans d’autres. Telle est l’analogie correcte, et les intérêts des gens ne sauraient être préservés sans elle.⦗Iʿlām al-Muwaqqiʿīn 4/6⦘
(1) al-Ikhtiyarat de al-Bā‘lī, p. 180.
(2) Idem, corrigé.
له رأسها وجلدها وسواقطها، وكذلك كان أصحابه (عليه السلام) يتبايعون) [الفروع ٤/ ٢٩ ــ ٣٠ (٦/ ١٥٥)] (١).
٥٨٦ - اشتراط معرفة الثمن:
٥٨٧ - والبيع بما ينقطع به السعر:
٥٨٨ - والبيع بدون تسمية الثمن:
٥٨٩ - وبيع السلعة برقمها:
- قال ابن القيم: ( ... والقول الثاني ــ وهو الصواب المقطوع به، وهو عمل الناس في كل عصر ومصر ــ: جواز البيع بما ينقطع به السعر، وهو منصوص الإمام أحمد، واختاره شيخنا، وسمعته يقول: هو أطيب لقلب المشتري من المساومة، يقول: لي أسوة بالناس، آخذ بما يأخذ به غيري.
قال: والذين يمنعون من ذلك لا يمكنهم تركه، بل هم واقعون فيه، وليس في كتاب الله ولا سنة رسوله ولا إجماع الأمة ولا قول صاحب ولا قياس صحيح يحرمه، وقد أجمعت الأمة على صحة النكاح بمهر المثل، وأكثرهم يجوزون عقد الإجارة بأجرة المثل كالنكاح (٢) والغسال والخباز والملاح وقيِّم الحمَّام والمكاري والبيع بثمن المثل كبيع ماء الحمَّام، فغاية البيع بالسعر أن يكون بيعه بثمن المثل فيجوز، كما تجوز المعاوضة بثمن المثل في هذه الصورة وغيرها، فهذا هو القياس الصحيح، ولا تقوم مصالح الناس إلا به) [إعلام الموقعين ٤/ ٦].
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٨٠).
(٢) كذا، وتحرر.