du terrain qui lui est étrangère, car seul celui qui est copropriétaire de l’ensemble des pièces peut en jouir.
Telle est la portée de la formule : « Il ne peut pas prélever sa part de cela », c’est-à-dire qu’il n’est pas licite de profiter de sa quote-part dans cette pièce isolément ; à plus forte raison cela est-il interdit à l’acquéreur.
Et, après avoir cité les propos de l’auteur du Muḥarrar, il ajouta : « Nous avons déjà parlé de la vente d’un bien indivis, et l’avis de l’imâm Aḥmad contredit celui-ci. Si le nombre d’esclaves est connu et que nous imposons un partage en nature, la différence entre ce qui est contigu ou non — qu’il s’agisse d’une coudée de terrain ou d’un esclave parmi d’autres — n’est pas déterminante. Certains ont même admis la possibilité de vendre une coudée indéterminée, laquelle resterait alors indivise ; de la même façon, la vente d’un esclave indéterminé serait valable. » Fin de citation. ⦗Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/295-296 (1/432-433)⦘ (1).
574 – Location d’un bien indéterminé au sein d’un ensemble
Ibn Mufliḥ rapporte : « À propos de la clause (2) : “Lorsque quelqu’un vend un esclave indéterminé parmi plusieurs, la vente est nulle.” »
Le Qâḍî commente : « Si l’on achète un vêtement à l’un de ces deux vendeurs, ou à l’un de trois, ou à l’un de quatre, le contrat est vicié ; aucun texte explicite d’Aḥmad ou d’un autre n’est rapporté à ce sujet. Il précise toutefois, au cours de la discussion, qu’une opération comparable est valide dans le contrat de location lorsque l’utilité est de nature équivalente ; c’est, en matière de vente, l’opinion de Mâlik. »
Shaykh Taqî ad-Dîn conclut : « La distinction entre la vente et la location, ici, est difficile à établir. » Fin de citation. ⦗Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/294-295⦘
(1) Voir al-Fatawa, t. 29, p. 233-235.
(2) C’est-à-dire al-Majd d’Ibn Taymiyya dans al-Muharrar.
المشتركة، وإنما يملك الانتفاع من كان شريكًا في البيوت كلها.
وهذا معنى قوله: «هو لا يستطيع أن يأخذ نصيبه من ذلك» يعني أن الانتفاع بنصيبه من ذلك البيت دون غيره لا يجوز، فكيف يجوز للمشتري منه؟
وقال ــ بعد أن ذكر كلام صاحب «المحرر» ــ: تقدم الكلام على بيع المشاع، وكلام الإمام أحمد يخالف هذا، وإذا علمنا عدد العبيد وأوجبنا القسمة أعيانًا، فالفرق بين المتصل والمنفصل بين ذراع من أرض، وعبد من أعبد= ليس بذاك، وقد ذكروا احتمالًا في صحة بيع ذراع مبهم، ويكون مشاعًا، فكذلك بيع عبد مبهم. انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٩٥ - ٢٩٦ (١/ ٤٣٢ - ٤٣٣)] (١).
٥٧٤ - إذا استأجر مبهما في مجموعة:
- قال ابن مفلح: (قوله (٢): «وإذا باع عبدًا مبهمًا في أعبد لم يصح».
قال القاضي: إذا ابتاع ثوبًا من أحد هذين، أو من أحد ثلاثة، أو من أحد أربعة: فالعقد فاسد، ولم يذكر عن أحمد ولا غيره نصًا، وذكر في أثناء المسألة: أنه يصح مثل ذلك في الإجارة فيما يتقارب نفعه، وهذا مثل مذهب مالك في البيع.
قال الشيخ تقي الدين: والفرق بين البيع والإجارة عسر، انتهى كلامه) [النكت على المحرر ١/ ٢٩٤ - ٢٩٥].
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٢٣٣ - ٢٣٥).
(٢) أي: المجد ابن تيمية في «المحرر».