l’expression d’al-Khiraqî «maʿdūdan» (dénombrable) englobe également les biens vendus au métrage(1). ⦗Al-Nukat 1/295 (1/431)⦘
571 – La vente sur simple description et le *salam* payable immédiatement :
Ibn Mufliḥ déclare : «Notre shaykh a autorisé la vente sur description et le *salam* payable comptant lorsque la marchandise est déjà la propriété du vendeur. Il a précisé que tel est le sens des paroles du Prophète – paix et bénédictions sur lui – adressées à Ḥakîm ibn Ḥizâm : «Ne vends pas ce que tu ne possèdes pas.» Si le *salam* comptant avait été interdit, il aurait simplement dit : «Ne vends pas ceci», que l’objet soit ou non entre tes mains.
Lorsque la marchandise n’est pas en sa possession, le vendeur n’agit que par désir de commerce et de profit : il la cède à un certain prix, puis tente de l’acheter à meilleur marché, tout en restant tenu de la livrer sur-le-champ. Il peut y parvenir ou non. Il se peut qu’il ne l’obtienne qu’à un coût supérieur à la somme déjà reçue, et il s’en repentira ; ou qu’il l’acquière à un prix inférieur, et c’est alors l’acheteur en *salam* qui regrettera, puisqu’il aurait pu l’acheter lui-même à ce tarif.
Nous sommes donc en présence d’une forme de *maysir* (jeu de hasard), de pari et de spéculation risquée, semblable à la vente de l’esclave fugitif ou du chameau échappé, que l’on cède au-dessous de sa valeur : si l’on parvient à le récupérer, le vendeur le regrette ; sinon, c’est l’acheteur qui s’en afflige. Quant au risque inhérent au commerce licite, c’est le fait d’acheter une marchandise dans l’intention de la revendre avec bénéfice en plaçant sa confiance en Allah ; voilà ce qu’Allah a rendu licite.» ⦗Al-Furûʿ 4/23-24 (6/146-147)⦘(2).
Voir également les questions n° 584 et n° 678.
572 – Lorsque l’associé dit : «Je t’ai vendu le tiers ou le quart de la maison.»
573 – Lorsqu’un co-indivisaire vend sa part d’une pièce dans une maison comportant plusieurs pièces :
Ibn Mufliḥ dit : «Sa parole(3) : «Et s’il lui vend une coudée non déterminée d’un terrain ou …»
(1) Dans l’édition 1 figurait al-mazru‘ ; la correction est issue de l’édition 2.
(2) Voir : al-Ikhtiyarat (Les Choix) de al-Baʿlī, p. 179.
(3) C’est-à-dire : l’auteur d’al-Muḥarrar.
الخرقي: «معدودًا»: يعم المذروع (١) أيضًا) [النكت على المحرر ١/ ٢٩٥ (١/ ٤٣١)].
٥٧١ - بيع الصفة والسلم حالّا:
- قال ابن مفلح: (وجَوَّز شيخنا بيع الصفة والسلم حالّا إن كان في ملكه، قال: وهو المراد بقوله (عليه السلام) لحكيم بن حزام: «لا تبع ما ليس عندك» فلو لم يجز السلم حالّا لقال: لا تبع هذا، سواء كان عنده أو لا، وأما إذا لم يكن عنده، فإنما يفعله لقصد التجارة والربح، فيبيعه بسعر، ويشتريه بأرخص، ويلزمه تسليمه في الحال، وقد يقدر عليه وقد لا، وقد لا تحصل له تلك السلعة إلا بثمن أعلى مما تسلف فيندم، وإن حصلت بسعر أرخص من ذلك ندم المسلف، إذ كان يمكنه أن يشتريه هو بذلك الثمن، فصار هذا من نوع الميسر والقمار والمخاطرة، كبيع العبد الآبق والبعير الشارد يباع بدون ثمنه، فإن حصل ندم البائع، وإن لم يحصل ندم المشتري، وأما مخاطرة التجارة فيشتري السلعة بقصد أن يبيعها بربح، ويتوكل على الله تعالى في ذلك، فهذا الذي أحله الله) [الفروع ٤/ ٢٣ ــ ٢٤ (٦/ ١٤٦ - ١٤٧] (٢).
وانظر: ما يأتي تحت المسألة رقم (٥٨٤)، والمسألة رقم (٦٧٨).
٥٧٢ - إذا قال الشريك: بعتك ثلث الدار أو ربعها:
٥٧٣ - وإذا باع الشريك نصيبه من بيت من دار له فيها بيوت:
- قال ابن مفلح: (قوله (٣): «وإن باعه ذراعًا غير معين من أرض أو
(١) في ط ١: (المزروع) والتصويب من ط ٢.
(٢) انظر: «الاختيارات» للبعلي (١٧٩).
(٣) أي: صاحب المحرر.