souligne Shaykh Taqî ad-Dîn.⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/427⦘ (1). 567 – Vente d’un bien immobilier sur simple description Ibn Mufliḥ rapporte : « … Lorsque les Ḥanafites ont invoqué, pour défendre la validité de la vente d’un bien absent sans vision ni description, les récits transmis des Compagnons — qu’Allah les agrée — relatifs à la vente d’un immeuble, al-Qâḍî et Shaykh Muwaffaq ad-Dîn ont répondu qu’il se peut qu’une description en ait effectivement été donnée. Shaykh Taqî ad-Dîn ajoute : “Cela montre que la vente d’un bien immobilier sur la seule base d’une description est licite, bien que le *salam* ne soit pas autorisé pour l’immobilier ; on en déduit donc que ce champ est plus large que celui du *salam*.” » ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/292⦘.
(1) C’est ainsi dans l’édition des Nukat wa-l-Fawa’id. Je crains toutefois que la formule correcte ne soit « dit le cheikh Taqi al-Dîn », car le texte poursuit ensuite : « Et l’imâm Ahmad a expressément établi cela dans la transmission de Jaʿfar b. Muḥammad et d’autres, en précisant que ce qiyâs n’est pas une vente ; on dit plutôt : “Je te vends un vêtement semblable à celui-ci”, et il n’y a donc pas de différence, puisque reconnaître à distance un objet d’après sa ressemblance ne change pas selon que le modèle a été vendu ou non, et connaître quelque chose par la vue d’un semblable est plus sûr que de la connaître par la description verbale. Toutefois, si l’on soutient, à la manière de l’école chaféite, qu’il est nécessaire d’avoir vu la marchandise à vendre, la vision partielle suffit pour les objets identiques et analogues. Et si l’on montrait, parmi les identiques, un objet qui ne fait pas partie de la vente en disant : “La marchandise est comme ceci”, ce ne serait pas suffisant ; tel est le raisonnement de cette école. » Intaha kalamuhu (son propos s’achève). La formule « son propos s’achève » indique que ces paroles sont rapportées sans que leur auteur soit nommé au préalable. Il est donc possible que la mention correcte soit « dit le cheikh Taqi al-Dîn », ou qu’un mot ait été omis. Pour trancher, il conviendrait de consulter les manuscrits originaux de l’ouvrage : si l’on constate un avantage pour la première hypothèse, ce passage devra être placé en méplats (al-jawf) plutôt que selon la version actuellement retenue. Dieu seul sait.
الدين (١)) [النكت على المحرر (١/ ٤٢٧)]. ٥٦٧ - بيع العقار بالصفة: - قال ابن مفلح: ( ... ولما احتج الحنفية لمذهبهم في صحة بيع الغائب من غير رؤية ولا صفة بما روي عن الصحابة (رضي الله عنها) من بيع العقار= حمل القاضي والشيخ موفق الدين ذلك على أنه يحتمل أن يكون وصف له. قال الشيخ تقي الدين: وهذا يقتضي أن بيع العقار بالصفة جائز، والعقار لا يجوز فيه السلم، فعلم أن هذا أوسع من باب السلم) [النكت على المحرر ١/ ٢٩٢].
(١) كذا في مطبوعة «النكت والفوائد»، وأخشى أن يكون صواب العبارة: (قال الشيخ تقي الدين)؛ لأنه قال بعدها: (وقد نص الإمام أحمد على ذلك في رواية جعفر بن محمد وغيره، فإن ذلك القياس ليس مبيعا، بل يقول: أبيعك ثوبا مثل هذا، فالذي ينبغي أنه لا فرق؛ لأن معرفة الغائب برؤية مثله لا تختلف يكون ذلك المثل مبيعا أو غير مبيع، ومعرفة الشيء برؤية مثله أتم من معرفته بوصفه بالقول، لكن إذا قلنا: إنه لا بد من رؤية المبيع ــ كمذهب الشافعي ــ فرؤية البعض تكفي في المتماثلات ونحوها، ولو أراه في المتماثلات ما ليس من المبيع، وقال: المبيع مثل هذا، لم يكف، وهذا قياس هذا القول. انتهى كلامه) ا. هـ. قوله: (انتهى كلامه) يفيد أن هذا الكلام منقول, ولم يتقدم ذكر لقائله, فيحتمل أن يكون صواب العبارة السابقة (قال الشيخ تقي الدين)، ويحتمل أن في الكلام سقطا, وتحقيق الأمر يحتاج إلى مراجعة الأصول الخطية للكتاب, فإن ظهر رجحان الاحتمال الأول, فينقل هذا النص إلى الجوف بدلا عن النص المثبت الآن, والله أعلم.