Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : L’expression employée par nos jurisconsultes – et par d’autres – laisse entendre que la vente par simple remise (*muʿâṭâ*) et ses formes analogues ne relèvent pas de l’« offre et acceptation ». Il ne s’agit pourtant que d’une restriction consacrée par l’usage. La terminologie correcte, conforme à la langue arabe et aux propos des Anciens, veut que les mots « offre et acceptation » englobent toutes les modalités de conclusion du contrat, qu’elles soient verbales ou factuelles.
Il ajouta : C’est pour cette raison que le Qâḍî a précisé, à la fin de son exposé : « L’offre et l’acceptation habituelles n’ont pas eu lieu », c’est-à-dire celles que l’usage qualifie ainsi. ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/260⦘ (1)
563 – Actes juridiques du mineur doué de discernement
Ibn Mufliḥ rapporte : « D’après l’un des avis (d’Aḥmad), l’acte accompli par un mineur capable de discernement est valide, mais il reste suspendu à la ratification de son tuteur. Ḥanbal relate : “Si un enfant mineur se marie, que l’affaire parvienne à son père et que celui-ci l’approuve, le mariage devient valable.” Un groupe de savants a ajouté : même si, après sa puberté, l’intéressé l’agrée lui-même, cela ne suffit pas.
Notre Shaykh (Ibn Taymiyya) a déclaré : Le fait qu’il accepte le partage constitue une division par consentement mutuel ; ce n’est donc pas l’approbation d’un contrat conclu sans mandat.
Il a encore dit : Si l’affranchissement qu’il avait déjà prononcé est exécuté, ou si un élément manifeste son agrément, l’affranchissement prend effet, à l’instar de celui dont on sait qu’il se comporte comme un homme libre.⦗Al-Furūʿ 4/5-6 (6/125)⦘
564 – Vente de la graisse de la bête morte pour s’éclairer
Ibn al-Qayyim écrit : « Quant à l’interdiction de vendre une bête morte (*mayta*), elle englobe tout ce qui est qualifié de cadavre, qu’il soit mort de lui-même ou qu’il ait été abattu d’une manière qui ne le rend pas licite ; ses différentes parties sont également comprises,
(1) Voir : al-Fatâwâ, t. 29/5, pp. 20, 226-227.
قال الشيخ تقي الدين: عبارة أصحابنا وغيرهم تقتضي أن المعاطاة ونحوها ليست من الإيجاب والقبول، وهذا تخصيص عرفي، فالصواب الاصطلاح الموافق للغة، وكلام المتقدمين: أن لفظ الإيجاب والقبول يشتمل على صور العقد: قولية أو فعلية.
قال: ولهذا قيده القاضي في آخر كلامه، حيث قال: لم يوجد الإيجاب والقبول المعتاد، يعني: المعتاد تسميته بذلك) [النكت على المحرر ١/ ٢٦٠] (١).
٥٦٣ - تصرفات الصغير المميز:
- قال ابن مفلح: (وعنه: يصح تصرف مميز ويقف على إجازة وليه، نقل حنبل: إن تزوج الصغير، فبلغ أباه فأجازه، جاز. قال جماعة: ولو أجازه هو بعد رشده، لم يجز.
وقال شيخنا: رضاه بقسمه هو قسمة تراض، وليس إجازة لعقد فضولي.
وقال: إن نفذ عتقه المتقدم، أو دل على رضاه به عتق، كمن يعلم أنه يتصرف كالأحرار) [الفروع ٤/ ٥ ــ ٦ (٦/ ١٢٥)].
٥٦٤ - بيع شحوم الميتة للاستصباح:
- قال ابن القيم: (وأما تحريم بيع الميتة، فيدخل فيه كل ما يسمى ميتة، سواء مات حتف أنفه أو ذكي ذكاة لا تفيد حله، ويدخل فيه أبعاضها أيضا،
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٩/ ٥ - ٢٠، ٢٢٦ - ٢٢٧).