ou toute expression analogue, puis si l’intervalle s’allonge avant l’acceptation et que le vendeur reprenne : « N’acceptes-tu donc pas de moi cette vente ? Accepte-la de moi. » L’autre répond : « J’accepte. » — j’ai donné avis que la vente est conclue. De même, s’il dit à son épouse : « Si, à l’instant, tu m’innocentes de ta dot, tu es répudiée », et qu’elle réponde : « Je ne t’innocente pas », puis qu’ils gardent le silence un moment ; ensuite, s’il insiste : « Allons, innocente-moi », et qu’elle dise : « Je t’ai innocenté » — j’ai émis la fatwā affirmant que la répudiation prend effet. Ces formules renferment en effet une demande : chacun des deux contractants sollicite de l’autre ce qu’il désire. Ainsi, quand l’un d’eux prononce la formule contractuelle, qu’un long délai s’écoule, puis qu’il renouvelle la même demande, cela équivaut à formuler une demande nouvelle à ce moment-là ; l’omission de la mention de la contre-prestation relève ici d’une ellipse sous-entendue. On peut, d’ailleurs, rattacher cette question à celle de la condition antérieure au contrat : vaut-elle concomitance ? — et cette construction est correcte. ⦗An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/257-258⦘ 562 – La vente par remise directe (*bayʿ al-muʿâṭâ*) – Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : Ses principes impliquent que la reconnaissance des contrats et des stipulations peut reposer sur l’usage, comme dans la question des bains publics et de la toilette. Aḥmad a d’ailleurs déclaré expressément — dans la version rapportée par Ismâʿîl ibn Saʿîd — qu’on ne conclut ni ne rompt un contrat autrement que par des paroles. Ismâʿîl raconte : “J’ai interrogé Aḥmad ibn Ḥanbal : ‘Que dis-tu si l’acheteur affranchit, alors qu’ils sont toujours réunis, l’esclave qu’il vient d’acquérir, mais que le vendeur conteste cet affranchissement et veut reprendre sa vente ; en a-t-il le droit ?’ Il répondit : ‘L’affranchissement opéré par l’acheteur est valable, à l’instar d’un décès, tant que le vendeur ne s’est pas rétracté avant l’affranchissement ; et la rétractation du vendeur ne peut se faire que verbalement, de même que la vente elle-même ne se réalise que verbalement.’” Fin des propos du Shaykh. Il se peut que ces paroles d’Aḥmad se rapportent à la version qui interdit la vente par simple remise (*muʿâṭâ*). »
ونحوهما، وطال الفصل قبل القبول، ثم قال البائع: ألا تقبل مني هذا البيع؟ اقبله مني. فقال: قبلت= فأفتيت بانعقاد البيع، وكذلك لو قال: إن أبرأتني هذه الساعة من صداقك فأنت طالق. فقالت: ما أبريك، ثم سكتوا زمانًا، ثم قال: بل أبريني، فقالت: أبرأتك= أفتيت بوقوع الطلاق، لأن هذه الصيغ متضمنة للطب، لأن كل واحد من المتعاقدين طالب من الآخر مقصوده، فمتى تكلم بصيغة العقد، وطال الفصل، ثم طلب مقصوده الذي طلبه أولًا طلبًا ثانيًا= كان هذا بمنزلة ابتدائه الطلب حيئنذ، وكان ترك ذكره للعوض الآخر من باب المحذوف المدلول عليه، ويمكن أن تبنى هذه المسألة على الشرط المتقدم على العقد: هل هو بمنزلة المقارن؟ وهذا بناء صحيح) [النكت على المحرر ١/ ٢٥٧ - ٢٥٨]. ٥٦٢ - بيع المعاطاة: - قال ابن مفلح: (قال الشيخ تقي الدين: وأصوله تقتضي ثبوت العقود والشروط بالعرف في مسألة الحمَّام والغسل. وقد نصَّ أحمد على أن العقد والفسخ لا يكون إلا بكلام في رواية إسماعيل بن سعيد، قال: سألت أحمد بن حنبل، قلت: أرأيت لو أعتق المشتري العبد الذي اشتراه، وهما في المجلس فأنكر البائع عتقه، وأراد أن يرد بيعه، هل له ذلك؟ قال: عتق المشتري فيه جائز بمنزلة الموت، ما لم يرجع البائع فيه قبل عتقه، ولا يكون الرجوع للبائع فيه إلا بكلام، مثل البيع الذي ما يكون إلا بكلام. انتهى كلام الشيخ. ولعل هذا من أحمد على الرواية التي تمنع بيع المعاطاة.