Il a encore déclaré : « Ils sont également unanimes à dire qu’on ne doit ni embrasser la tombe ni s’y frotter, car cela relève du polythéisme. » Il ajouta : « Et le polythéisme, Allah ne le pardonne pas, même s’il est mineur. » ⦗Al-Furūʿ 3/524 (6/66)⦘ (1). 539 – L’interdiction de prendre la tombe du Prophète ﷺ comme *ʿîd* (lieu de fête) – Ibn al-Qayyim — qu’Allah lui fasse miséricorde —, après avoir cité plusieurs hadiths interdisant de prendre la tombe du Prophète ﷺ comme *ʿîd*, rapporte : « Shaykh al-Islām — qu’Allah sanctifie son âme — a dit : L’argument (2) est que la tombe du Messager d’Allah ﷺ est la plus noble qui se trouve sur terre, et pourtant il a interdit qu’on la prenne pour fête ; la tombe de toute autre personne est donc, a fortiori, comprise dans cette interdiction, quelle qu’elle soit. Il a ensuite mis cette interdiction en parallèle avec la parole : “Ne transformez pas vos maisons en tombes”, c’est-à-dire : ne les privez pas de la prière, des invocations et de la récitation coranique, de sorte qu’elles ressemblent à des sépultures. Il a ordonné de privilégier les prières surérogatoires à la maison et interdit de privilégier l’adoration auprès des tombes ; attitude diamétralement opposée à celle des polythéistes parmi les chrétiens et leurs semblables. Il a encore enchaîné, après avoir interdit que l’on prenne la tombe pour fête, par ces mots : “Priez sur moi, car votre prière me parvient où que vous soyez.” Il signifie par là que ce qui me parvient de vous, de vos prières et de votre salut, m’atteint aussi bien quand vous êtes proches de ma tombe que lorsque vous en êtes éloignés ; il n’est donc nul besoin pour vous d’en faire un lieu de célébration… Enfin, le meilleur des tābiʿîn issus de sa famille, ʿAlī b. al-Ḥusayn (qu’Allah l’agrée), interdit à cet homme de rechercher spécialement l’invocation auprès de la tombe du Prophète ﷺ, en se fondant sur le hadith qu’il tenait de son père al-Ḥusayn, lui-même le tenant de son grand-père ʿAlī (qu’Allah l’agrée) ; il en saisissait le sens mieux que quiconque.
(1) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 176 ; voir aussi Al-Fatāwā, vol. 26, pp. 121, 133 et 250, et Mukhtaṣar al-Fatāwā, p. 298. (2) C’est-à-dire l’interdiction de prendre les tombeaux pour des mosquées.
قال: واتفقوا أنه لا يقبِّله ولا يتمسح به، فإنه من الشرك. وقال: والشرك لا يغفره الله، ولو كان أصغر) [الفروع ٣/ ٥٢٤ (٦/ ٦٦)] (١). ٥٣٩ - النهي عن اتخاذ قبر النبي ﷺ عيدا: - قال ابن القيم -رحمه الله تعالى- ــ بعد أن ذكر جملة من الأحاديث التي فيها النهي عن اتخاذ قبر النبي ﷺ عيدا ــ: (قال شيخ الإسلام ــ قدّس الله روحه ــ: ووجه الدلالة (٢) أن قبر رسول الله ﷺ أفضل قبر على وجه الأرض، وقد نهى عن اتخاذه عيدًا، فقبر غيره أولى بالنهي، كائنا من كان. ثم إنه قرن ذلك بقوله: «ولا تتخذوا بيوتكم قبورًا» أي: لا تعطلوها من الصلاة فيها والدعاء والقراءة، فتكون بمنزلة القبور، فأمر بتحري النافلة في البيوت، ونهى عن تحري العبادة عند القبور، وهذا ضد ما عليه المشركون من النصارى وأشباههم. ثم إنه عقّب النهي عن اتخاذه عيدًا بقوله: «وصلوا علي، فإن صلاتكم تبلغني حيث كنتم» يشير بذلك إلى أن ما ينالني منكم من الصلاة والسلام يحصل مع قربكم من قبري وبعدكم، فلا حاجة بكم إلى اتخاذه عيدًا ... وهذا أفضل التابعين من أهل بيته علي بن الحسين (رضي الله عنه) نهى ذلك الرجل أن يتحرى الدعاء عند قبره ﷺ، واستدل بالحديث، وهو الذي رواه وسمعه من أبيه الحسين عن جده علي (رضي الله عنه)، وهو أعلم بمعناه من هؤلاء
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٧٦)، وانظر: «الفتاوى» (٢٦/ ١٢١، ١٣٣، ٢٥٠)، و «مختصر الفتاوى» (٢٩٨). (٢) أي على المنع من اتخاذ القبور مساجد.