Ajout d’un jugement autorisant le port sans découpe : autrement dit, cette prescription n’a pas été instituée à Médine. Tel est également l’avis de notre shaykh ; il est préférable à la thèse de l’abrogation (1), comme l’ont déclaré les auteurs d’al-Mughnî et d’al-Muḥarrar. ⦗Al-Furūʿ 3/371 (5/425)⦘ (2).
504 – Porter le khuff (bottine de cuir) pour le pèlerin en iḥrâm :
— Ibn al-Qayyim a dit : « Il est vraiment étonnant que ceux qui imposent la découpe exigent en réalité quelque chose d’inutile ; ils interdisent en effet de porter le khuff déjà découpé, tel le midās, le jamjam et autres, considérant le découpé exactement comme l’intact quant à l’interdiction de le porter. Quel sens peut donc avoir la découpe, si, pour vous, un khuff découpé est identique à un khuff intact ? »
— Quant à Abū Ḥanīfa, il autorise le port du khuff découpé, qu’il ne considère pas comparable à l’intact ; il en juge de même pour le midās, le jamjam, etc.
— Notre shaykh poursuit : « Mon grand-père Abū al-Barakāt a lui-même émis cet avis à la fin de sa vie, lorsqu’il accomplit le pèlerinage. »
— Il ajoute : « C’est l’opinion correcte, car le khuff découpé constitue un chaussant d’origine, non un simple substitut. »
— Il explique encore : « Abū Ḥanīfa a compris, d’après le hadith d’Ibn ʿUmar, que le khuff découpé est, en soi, un chaussant d’origine et non un remplaçant ; il en a donc permis le port de façon absolue. Cette compréhension est juste, et, sur ce point, son avis est plus solide que celui des trois autres imams. Les trois autres ont, pour leur part, compris du même hadith qu’il s’agit d’une dispense permettant de porter le sirwāl (pantalon) en l’absence d’izar, et de porter le khuff en l’absence de sandales ; cette compréhension est correcte et, sur ce point, leur avis l’emporte sur le sien. Aḥmad, enfin, a compris d’un texte postérieur qu’il est permis de porter le khuff intact, sans le découper, lorsqu’on ne trouve pas de sandales, et que ce texte abroge l’ordre de le découper ; cette compréhension est correcte, et son avis, en la matière, est le plus solide. »
(1) Dans les éditions 1 et 2 : « cheikh », correction relevée dans le manuscrit (p. 179).
(2) Al-Fatâwâ, vol. 21, p. 191 et 195.
زيادة حكم جواز اللبس بلا قطع، يعني: وهذا الحكم لم يشرع بالمدينة. وقاله شيخنا، وهو أولى من دعوى [النسخ] (١)، كما قاله صاحب «المغني» و «المحرر») [الفروع ٣/ ٣٧١ (٥/ ٤٢٥)] (٢).
٥٠٤ - لبس الخف للمحرم:
- قال ابن القيم: (والعجب أن من يوجب القطع= يوجب ما لا فائدة فيه، فإنهم لا يجوزون لبس المقطوع كالمداس والجمجم ونحوهما، بل عندهم المقطوع كالصحيح في عدم جواز لبسه، فأي معنى للقطع، والمقطوع عندكم كالصحيح؟!
وأما أبو حنيفة فيجوز لبس المقطوع، وليس عنده كالصحيح، وكذلك المداس والجمجم ونحوهما.
قال شيخنا: وأفتى به جدي أبو البركات في آخر عمره لما حج.
قال شيخنا: وهو الصحيح، لأن المقطوع: لبسه أصل، لا بدل.
قال شيخنا: فأبو حنيفة فهم من حديث ابن عمر: أن المقطوع لبسه أصل، لا بدل، فجوز لبسه مطلقًا، وهذا فهم صحيح، وقوله في هذا أصح من قول الثلاثة، والثلاثة فهموا منه الرخصة في لبس السراويل عند عدم الإزار، والخف عند عدم النعل، وهذا فهم صحيح، وقولهم في هذا أصح من قوله، وأحمد فهم من النص المتأخر لبس الخف صحيحًا بلا قطع عند عدم النعل، وأن ذلك ناسخ للأمر بالقطع، وهذا فهم صحيح، وقوله في ذلك أصح
(١) في ط ١ وط ٢: (الشيخ)، والتصويب من النسخة الخطية (ص: ١٧٩).
(٢) «الفتاوى» (٢١/ ١٩١، ١٩٥).