495 – Statut du tamattuʿ 496 – De la conversion du ḥajj en ʿumrah – Ibn al-Qayyim a dit : « Quant à la parole de ʿUthmân (que Dieu l’agrée) au sujet de la mutʿat al-ḥajj, selon laquelle “elle leur était accordée, non à ceux qui viendront après eux”, son statut est identique à celui de la parole d’Abû Dharr. Ce qui est rapporté d’Abû Dharr et de ʿUthmân peut en réalité être compris de trois manières : 1. Restreindre la simple permission de cet acte aux Compagnons ; c’est ainsi qu’ont interprété l’affaire ceux qui interdisent la conversion. 2. Réserver son caractère obligatoire aux Compagnons. Telle était l’opinion de notre shaykh – qu’Allah sanctifie son âme – : il affirmait que la conversion leur avait été imposée par l’ordre du Messager d’Allah ﷺ, par l’insistance avec laquelle il la leur prescrivit et par la colère qu’il manifesta lorsqu’ils tardèrent à obéir. Quant à la permission et à la recommandation, elles demeurent valables pour la communauté jusqu’au Jour de la Résurrection. Cependant, l’immense océan de science qu’était Ibn ʿAbbâs refusa cette distinction ; il estima que l’obligation s’applique à la communauté tout entière jusqu’au Jour de la Résurrection, et qu’il est imposé à tout pèlerin en ifrâd ou en qirân qui n’a pas conduit l’offrande de se délier de l’ihrâm : en réalité, il est déjà sorti de l’ihrâm, qu’il le veuille ou non. Je penche davantage vers son avis que vers celui de notre shaykh. » ⦗Zâd al-Maʿâd 2/193⦘ – Il ajouta encore – au cours de sa réponse aux arguments de ceux qui placent l’ifrâd et le qirân au-dessus du tamattuʿ – : « Quant au contenu du ḥadith transmis par Abû al-Aswad, d’après ʿUrwa, concernant la pratique d’Abû Bakr, de ʿUmar, des Muhâjirûn, des Anṣâr et d’Ibn ʿUmar (1), Ibn ʿAbbâs y répliqua de la meilleure des manières
(1) Renvoie à ce qu’a rapporté Muslim dans son Ṣaḥīḥ (n° 1235) d’après le hadith de Muḥammad b. Nawfal. Un homme en état d’iḥrām pour le ḥajj lui demanda : « Interrogez pour moi ‘Urwa b. az-Zubayr au sujet d’un homme en iḥrām de ḥajj qui accomplit le ṭawāf autour de la Kaaba : peut-il ensuite lever son iḥrām ou non ? » Muslim rapporte alors le hadith, où il est dit : « Lorsque le Prophète ﷺ accomplit son ḥajj, ‘Aisha m’a dit que la première chose qu’il fit à son arrivée à La Mecque fut de faire ses ablutions, puis d’exécuter le ṭawāf autour de la Kaaba, puis de procéder au ḥajj. Quant à Abû Bakr, lorsqu’il fit son ḥajj, la première chose qu’il fit fut le ṭawāf, sans qu’il y ait d‘umra ; ʿUmar procéda de même. Puis, quand ‘Uthmân fit son ḥajj, je l’ai vu commencer par le ṭawāf, sans qu’il y eût d‘umra ; ce fut pareil pour Mu‘âwiya et ‘Abd Allāh b. ‘Umar… » Fin du hadith.
٤٩٥ - حكم التمتع: ٤٩٦ - وفسخ الحج إلى العمرة: - قال ابن القيم: (وأما قول عثمان (رضي الله عنه) في متعة الحج: إنها كانت لهم ليست لغيرهم، فحكمه حكم قول أبي ذر سواء، على أن المروي عن أبي ذر وعثمان يحتمل ثلاثة أمور: أحدها: اختصاص جواز ذلك بالصحابة، وهو الذي فهمه من حرّم الفسخ. الثاني: اختصاص وجوبه بالصحابة، وهو الذي كان يراه شيخنا ــ قدس الله روحه ــ، يقول: إنهم كانوا قد فرض عليهم الفسخ لأمر رسول الله ﷺ لهم به، وحتمه عليهم، وغضبه عندما توقفوا في المبادرة إلى امتثاله، وأما الجواز والاستحباب فللأمة إلى يوم القيامة. لكن أبى ذلك البحر ابن عباس، وجعل الوجوب للأمة إلى يوم القيامة، وأن فرضا على كل مفرد وقارن لم يسق الهدي أن يحلّ ولا بد، بل قد حلّ وإن لم يشأ، وأنا إلى قوله أميل مني إلى قول شيخنا) [زاد المعاد ٢/ ١٩٣]. - وقال أيضا ــ في أثناء جوابه عن حجج من فضل الإفراد والقران على التمتع ــ: (وأما ما في حديث أبي الأسود عن عروة من فعل أبي بكر وعمر والمهاجرين والأنصار وابن عمر (١)، فقد أجابه ابن عباس فأحسن
(١) يشير إلى ما رواه مسلم في «صحيحه» (١٢٣٥) من حديث محمد بن نوفل أن رجلا من أهل العراق قال له: سل لي عروة بن الزبير عن رجل أهل بالحج، فإذا طاف بالبيت، أيحل أم لا ... فذكر الحديث، وفيه: وقد حج رسول الله ﷺ، فأخبرتني عائشة أن أول شيء بدأ به حين قدم مكة أنه توضأ، ثم طاف بالبيت، ثم حج أبو بكر، ثم كان أول شيء بدأ به الطواف بالبيت، ثم لم تكن عمرة، ثم عمر مثل ذلك، ثم حج عثمان، فرأيته أول شيء بدأ به الطواف بالبيت، ثم لم تكن عمرة، ثم معاوية وعبد الله بن عمر ... الحديث.