487 – Voyage des imâ’ (servantes esclaves) d’une femme en sa compagnie sans maḥram – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : “Les imâ’ d’une femme peuvent voyager avec elle sans qu’elles aient besoin d’un maḥram, car, dans l’usage courant, elles n’en disposent pas. Quant à celles de ses imâ’ qu’elle a affranchies…”, puis il laissa un blanc à cet endroit (1). Il existe alors la possibilité qu’elles soient assimilées aux imâ’ – comme il l’a avancé – lorsqu’elles ne possèdent aucun maḥram ; mais l’avis inverse reste concevable, l’émancipation rompant le lien de dépendance et leur conférant la pleine maîtrise d’elles-mêmes, de sorte qu’un maḥram ne leur est plus nécessaire, contrairement aux imâ’ encore esclaves. Le sens apparent de leurs propos est que la présence d’un maḥram est requise pour toutes, et que son absence équivaut, pour elles, à l’absence de maḥram chez la femme libre. » ⦗al-Furūʿ 3/237-238 (5/246)⦘ (2). 488 – Le lien de maḥramité établi par le coït de shubha, à l’exclusion de la fornication – Ibn Mufliḥ dit : « Aucun lien de maḥramité n’est établi par un coït de shubha ni par la fornication : l’homme ne devient pas maḥram pour la mère ou la fille de la femme avec laquelle il a couché, car la cause n’est pas licite. Le shaykh et d’autres ont déclaré : “Cela est comparable à l’interdiction (de mariage) consécutive au li‘ân, voire davantage, car la maḥramité s’y applique de façon générale (3) ; on exige donc, comme pour les autres dispenses, que la cause soit permise.” Cependant, un autre avis rapporté de lui affirme le contraire, et c’est celui qu’il a retenu dans al-Fuṣūl pour le coït de shubha – non pour la fornication ; c’est également l’opinion adoptée par notre shaykh, qu’il dit être celle de la majorité des savants, du fait que toutes les conséquences juridiques y sont reconnues : le cas entre ainsi dans le verset, à la différence de l’adultère. Par “shubha” – et Allah sait mieux – on entend, d’après le consensus de plusieurs auteurs, un rapport illicite avec… »
(1) Cheikh al-Islam Ibn Taymiyya. (2) «al-Ikhtiyarat» d’al-Ba‘li (p. 172). (3) Tel qu’il figure dans la 1re et la 2e édition ainsi que dans le manuscrit (p. 161). Il est toutefois possible que la forme correcte soit ni‘ma, comme on le trouve dans «al-Mubdi» (t. 3, p. 41), «Matalib Uli al-Nuha» (t. 2, p. 293) et «Hashiya al-Rawd al-Murabba» (t. 3, p. 526).
٤٨٧ - سفر إماء المرأة معها بلا محرم: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: إماء المرأة يسافرن معها ولا يفتقرن إلى محرم، لأنه لا محرم لهن في العادة الغالبة، فأما عتقاؤها من الإماء ... وبيّض لذلك (١)، ويتوجه احتمال أنهن كالإماء على ما قال، إن لم يكن لهن محرم، واحتمال عكسه، لانقطاع التبعية وملك أنفسهن بالعتق، فلا حاجة، بخلاف الإماء، وظاهر كلامهم اعتبار المحرم للكلِّ، وعدمه كعدم المحرم للحرة) [الفروع ٣/ ٢٣٧ ــ ٢٣٨ (٥/ ٢٤٦)] (٢). ٤٨٨ - ثبوت المحرمية بوطء الشبهة بخلاف الزنا: - قال ابن مفلح: (ولا محرمية بوطء شبهة أو زنا، فليس بمحرم لأم الموطوءة وابنتها، لأن السبب غير مباح، قال الشيخ وغيره: كالتحريم باللعان وأولى، لأن المحرمية تعمه (٣)، فاعتُبر إباحة سببها كسائر الرخص. وعنه: بلى، واختاره في «الفصول» في وطء الشبهة، لا الزنا، واختاره شيخنا، وذكره قول أكثر العلماء، لثبوت جميع الأحكام، فيدخل في الآية، بخلاف الزنا. والمراد ــ والله أعلم ــ بالشبهة ما جزم به جماعة: الوطء الحرام مع
(١) أي شيخ الإسلام ابن تيمية. (٢) «الاختيارات» للبعلي (١٧٢). (٣) كذا في ط ١ وط ٢ والنسخة الخطية (ص: ١٦١)، ولعل الصواب: (نعمة) كما في «المبدع» (٣/ ٤١)، و «مطالب أولي النهى» (٢/ ٢٩٣)، و «حاشية الروض المربع» (٣/ ٥٢٦).