Livre des rites (manâsik)
480 – Le statut juridique de la ʿumra
– Ibn Mufliḥ déclare : « D’après [Imâm Aḥmad] la ʿumra est une sunna, conformément à l’avis d’Abû Ḥanîfa, Mâlik et de l’une des deux positions rapportées des shâfiʿîtes ; c’est aussi l’opinion retenue par notre shaykh… Selon une troisième version, elle est obligatoire pour tous sauf pour l’habitant de La Mecque ; cette version a été transmise par ʿAbd Allâh, al-Athram, al-Maymûnî et Bakr b. Muḥammad, et notre shaykh l’a adoptée. Il a ajouté : tel est le sens qui ressort de ses propres textes. Al-Qâḍî, pour sa part, les a interprétés comme une simple négation du sang compensatoire du tamattuʿ pour les Mecquois. Tels sont ses propos.⦗al-Furūʿ 3/204-206 (5/203-205)⦘ (1)
481 – Obéissance aux parents dans l’accomplissement du pèlerinage
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Aḥmad, au sujet du ḥajj obligatoire, a dit : “Si ta mère ne t’en donne pas la permission alors que tu disposes de provisions et d’une monture, accomplis le ḥajj ; ne tiens pas compte de son autorisation, mais reste humble envers elle et traite-la avec douceur.” Il est tenu d’obéir à ses parents dans tout ce qui n’est pas une désobéissance à Allah, et il lui est illicite de leur désobéir. S’ils lui ordonnent de retarder la prière afin qu’il la fasse avec eux, qu’il la retarde ; il l’a énoncé explicitement pour l’ensemble de ces points. Dans al-Mustawʿab et ailleurs, il ajoute : “et ce, même si les deux parents sont des dépravés.” Telle est la formulation absolue d’Aḥmad.
Notre shaykh précise : cela vaut lorsqu’il en résulte un bénéfice pour eux sans préjudice pour le fils ; si la chose lui est pénible tout en ne leur portant pas préjudice, l’obéissance devient obligatoire, sinon non. Abû ʿAbd Allâh n’a pas, quant à lui, posé cette restriction. (2)
(1) al-Fatâwâ (vol. 26, p. 5-9, 44-45, 197, 256-258) ; voir également al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 170.
(2) Ibn Qundus, dans sa Hachiya ‘alâ al-Furû‘ (t. 5, p. 296), commente : « C’est-à-dire, l’imam Ahmad n’a pas assorti son énoncé de la formule “et qu’il n’y ait pas de préjudice”, car il est bien établi que les obligations de Dieu sont levées en cas de dommage. C’est pourquoi il limite la disposition de son propre bien à ce qu’il peut en faire sans en subir de préjudice : la condition de non-préjudice est donc implicitement requise, même si elle n’est pas expressément mentionnée. »
كتاب المناسك
٤٨٠ - حكم العمرة:
- قال ابن مفلح: (وعنه: العمرة سنة، وفاقا لأبي حنيفة ومالك وأحد قولي الشافعية، واختاره شيخنا ...
وعنه رواية ثالثة: تجب إلا على المكي، نقلها عبد الله والأثرم والميموني وبكر بن محمد، اختاره الشيخ. وقال شيخنا: عليه نصوصه، وتأولها القاضي على أنه نفى عنهم دم التمتع، كذا قال) [الفروع ٣/ ٢٠٤ ــ ٢٠٦ (٥/ ٢٠٣ ــ ٢٠٥)] (١).
٤٨١ - طاعة الوالدين في أداء الحج:
- قال ابن مفلح: (وقال أحمد في الفرض: إن لم تأذن لك أمك، وكان عندك زاد وراحلة فحج، ولا تلتفت إلى إذنها، واخضع لها، ودارها. ويلزمه طاعة والديه في غير معصية، ويحرم فيها. ولو أمره بتأخير الصلاة ليصلي به أخرها. نص على ذلك كله، قال في «المستوعب» وغيره: ولو كانا فاسقين. وهو إطلاق كلام أحمد، وقال شيخنا: هذا فيما فيه نفع لهما ولا ضرر عليه، فإن شق عليه ولم يضره وجب، وإلا فلا، وإنما لم يقيده أبو عبد الله (٢)
(١) «الفتاوى» (٢٦/ ٥ - ٩، ٤٤ - ٤٥، ١٩٧، ٢٥٦ - ٢٥٨)، وانظر: «الاختيارات» للبعلي (١٧٠).
(٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع» (٥/ ٢٩٦): (يعني: الإمام أحمد، لم يقيّده بقوله: «ولا ضرر عليه» لأنه معروف أن فرائض الله تسقط بالضرر، ولهذا قيّد في تملكه من ماله، وله أن يتملك من ماله ما لا يضرّ به، فشرط نفي الضرر، فقيد نفي الضرر مرادٌ وإن لم يُذكر) ا. هـ