476 – Se rendre en visite auprès des mausolées
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a mentionné une opinion selon laquelle le voyage objet d’un vœu en direction des mausolées devient obligatoire ; par cette remarque – Allah en est plus savant – il visait le choix de l’auteur d’al-Riʿāya.
Notre shaykh a ajouté : tout acte dont l’espèce est prescrite et dont l’innovation (bidʿa) consiste à en faire une habitude comme s’il était obligatoire – prière, récitation, invocation ou dhikr, réalisés en groupe ou isolément, ainsi que le fait de se rendre auprès de certains mausolées ou pratiques analogues – doit être apprécié différemment selon qu’il s’agit d’une pratique abondante et manifeste ou, au contraire, limitée et discrète, et selon qu’elle est devenue coutumière ou non.
Il a dit encore : le jugement portant sur son caractère recommandé ou réprouvé se répercute sur la validité d’un vœu qui la concerne et sur la clause qui l’intègre dans un waqf, un testament, etc., et Allah sait mieux.⦗al-Furūʿ 3/168 (5/156)⦘ (1)
477 – Le jeûne, condition de la retraite cultuelle (iʿtikāf)
– Ibn al-Qayyim déclare : « L’avis le plus solide, appuyé par la preuve et adopté par la majorité des anciens (salaf), est que le jeûne constitue une condition de l’iʿtikāf. C’est également l’opinion que Shaykh al-Islām Abū l-ʿAbbās Ibn Taymiyya estimait prépondérante.⦗Zād al-Maʿād 2/88⦘
478 – Réciter le Coran lorsqu’on rencontre le verset révélé pour le cas envisagé ou un passage qui s’y rapporte
– Ibn Mufliḥ dit : « Notre shaykh a rappelé que, si l’on récite un verset à l’instant même où l’on rencontre la règle pour laquelle il a été révélé, ou un passage qui lui correspond, c’est une bonne chose ; par exemple, répondre à celui qui l’invite à commettre une faute dont il s’est repenti par : “Il ne nous appartient pas d’en parler” (24 : 16), ou, lorsqu’un souci le préoccupe, dire : “Je ne me plains qu’à Allah de ma peine et de mon chagrin” (12 : 86).⦗al-Furūʿ 3/194 (5/189)⦘ (2)