Il répondit que Laylat al-Isrāʾ est, pour le Prophète ﷺ, la plus éminente, tandis que Laylat al-Qadr est supérieure pour la communauté ; la part que le Messager d’Allah ﷺ reçut lors de Laylat al-Miʿrāj, nuit qui lui fut exclusivement accordée, dépasse ainsi celle qu’il obtint de Laylat al-Qadr. Quant à la communauté, sa part durant Laylat al-Qadr est plus complète que celle qu’elle tire de la nuit de l’Ascension – bien qu’elle y possède déjà une part considérable –, car le mérite, la noblesse et le rang suprême qui caractérisent cette nuit n’ont été réalisés que par celui qui y fut transporté ﷺ. [Badāʾiʿ al-Fawāʾid 3/162, éd. al-Kitāb al-ʿArabī] (1).
470 – Compter selon ce qui est écoulé ou selon ce qu’il reste des nuits impaires où l’on espère Laylat al-Qadr :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : l’on peut considérer l’impair par rapport aux jours déjà passés (2) ; on recherchera alors Laylat al-Qadr la nuit du vingt-et-un, du vingt-trois, etc. On peut aussi le compter en fonction de ce qu’il reste, conformément à la parole (sur lui la prière et la paix) (3) : “pour la neuvième qui reste”, hadith. Si le mois compte trente jours, cette méthode renvoie alors aux nuits paires : la nuit du vingt-deux correspond à “la neuvième qui reste”, la nuit du vingt-quatre à “la septième qui reste”, ainsi que l’a expliqué Abū Saʿîd al-Khudrî. Et si le mois est de vingt-neuf jours, le calcul par ce qu’il reste coïncide avec celui fondé sur ce qui est écoulé. » [al-Furūʿ 3/143 (5/126-127)] (4).