468 – Rétribution pour la partie valide d’une adoration nulle :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a écrit, dans sa Réfutation du râfiḍî : La sunna atteste qu’il y a pour l’homme une récompense pour ce qu’il accomplit et une punition pour ce qu’il délaisse. Si l’acte était entièrement nul, inexistant, sans aucun mérite, rien ne pourrait alors être compensé par des œuvres surérogatoires. Dans le vocabulaire des juristes, le terme “nul” (bāṭil) s’oppose à “valide” (ṣaḥīḥ) ; il s’applique à ce qui ne libère pas la responsabilité. Ainsi, lorsqu’ils disent : “Sa prière, son jeûne ou son pèlerinage sont annulés” parce qu’il a omis un pilier, ils veulent dire qu’il doit les refaire, non qu’il ne recevra absolument aucun salaire pour eux dans l’Au-delà… jusqu’à ce qu’il ajoute (1) : Le Législateur a nié la foi de celui qui abandonne une obligation ou commet une interdiction dans l’adoration, comme Il l’a fait ailleurs, par Ses paroles : « Il n’y a pas de prière sans la Mère du Coran », par sa remarque à l’homme qui avait mal prié : « Tu n’as pas prié », et encore : « Pas de prière pour celui qui prie seul » (2).
Notre shaykh a encore commenté la parole divine : « N’annulez pas vos œuvres » (Muḥammad, 33) : l’annulation visée est celle de la récompense. Nous ne reconnaissons pas que l’acte soit totalement anéanti ; au contraire, il se peut que l’homme soit rémunéré pour la partie qu’il a effectivement accomplie, de sorte que son œuvre ne soit pas totalement annulée. Allah sait mieux (3). » ⦗al-Furūʿ 3/138-139 (5/121-122)⦘ (4)
469 – Prééminence de Laylat al-Qadr sur Laylat al-Isrāʾ :
– Ibn al-Qayyim rapporte : « On interrogea Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — au sujet d’un homme affirmant : “Laylat al-Isrāʾ (la Nuit de l’Ascension) est supérieure à Laylat al-Qadr (la Nuit du Destin).” Un autre, au contraire, disait : “C’est Laylat al-Qadr qui est la meilleure.” Lequel a raison ? »