456 – Jeûner exclusivement le dixième jour de Muḥarram :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Il n’est pas réprouvé de jeûner uniquement le dixième ; Ahmad a toutefois ordonné de jeûner les deux jours. Notre shaykh s’est accordé avec l’avis de l’école pour dire qu’il n’y a là rien de blâmable ; il a cependant ajouté : “Le contenu des propos d’Ahmad laisse entendre que c’est réprouvé”, et c’est également l’avis d’Ibn ʿAbbâs. «w: h» » ⦗al-Furûʿ 3/112 (5/91)⦘ (1).
457 – Statut juridique du jeûne de ʿÂshûrâʾ :
– Ibn al-Qayyim dit : « S’il est objecté : “Comment ce jeûne aurait-il pu être obligatoire alors que l’intention n’avait pas été formulée durant la nuit, alors même qu’il a dit : ‘Point de jeûne valable pour celui qui n’a pas arrêté son intention dans la nuit’ ?” — La réponse est… (2)
Une troisième approche consiste à dire que l’obligation suit la connaissance : l’obligation du jeûne de ʿÂshûrâʾ n’a été connue qu’au cours de la journée, de sorte qu’il était alors impossible de formuler l’intention auparavant. L’intention devient donc exigible au moment même où se renouvellent l’obligation et la connaissance de celle-ci ; autrement, on imposerait à l’homme ce qui dépasse ses capacités, ce qui est impossible.
Ils ajoutent : sur ce principe, si un témoignage fiable de la vision du croissant est établi en pleine journée, le jeûne est valable à condition que l’intention soit formulée concomitamment à la prise de connaissance de l’obligation ; le fondement de cela est précisément le jeûne du jour de ʿÂshûrâʾ. C’est la méthode de notre shaykh. » ⦗Zâd al-Maʿâd 2/73-74⦘.
– Ibn Mufliḥ déclare encore : « Le jeûne de ʿÂshûrâʾ n’a jamais été obligatoire ; c’est le choix de la majorité, parmi lesquels al-Qâḍî. L’auteur d’al-Muḥarrar écrit : “C’est l’avis le plus solide parmi ceux rapportés de nos condisciples” «w: sh». Selon une autre version attribuée à Ahmad, il a d’abord été obligatoire puis abrogé ; c’est l’opinion retenue par notre shaykh. » ⦗al-Furûʿ 3/112-113 (5/91-92)⦘ (3).
(1) «Al-Ikhtiyarat» de al-Ba‘li, p. 164 ; voir aussi «Sharh al-‘Umdat», t. 4, p. 584 (section «Le jeûne»).
(2) Ibn al-Qayyim mentionne deux méthodes utilisées par les savants pour répondre au ḥadith, puis expose une troisième voie.
(3) «Al-Fatāwā», vol. 25, pp. 295-296 et 311.
٤٥٦ - إفراد العاشر من محرم بالصوم:
- قال ابن مفلح: (ولا يكره إفراد العاشر بالصوم، وقد أمر أحمد بصومهما، ووافق شيخنا المذهب أنه لا يكره، وقال: مقتضى كلام أحمد يكره، وهو قول ابن عباس «و: هـ») [الفروع ٣/ ١١٢ (٥/ ٩١)] (١).
٤٥٧ - حكم صوم عاشوراء:
- قال ابن القيم: (فإن قيل: فكيف يكون فرضًا، ولم يحصل تبييت النية من الليل، وقد قال: «لا صيام لمن لم يبيت الصيام من الليل»؟
فالجواب: .... (٢)
وطريقة ثالثة، وهي: أن الواجب تابع للعلم، ووجوب عاشوراء إنما علم من النهار، وحينئذ فلم يكن التبييت ممكنا، فالنية وجبت وقت تجدد الوجوب والعلم به، وإلا كان تكليفًا بما لا يطاق، وهو ممتنع.
قالوا: وعلى هذا، إذا قامت البينة بالرؤية في أثناء النهار أجزأ صومه بنية مقارنة للعلم بالوجوب، وأصله صوم يوم عاشوراء، وهذه طريقة شيخنا) [زاد المعاد ٢/ ٧٣ ــ ٧٤].
- وقال ابن مفلح: (ولم يجب صوم عاشوراء، اختاره الأكثر، منهم القاضي، قال صاحب «المحرر»: هو الأصح من قول أصحابنا «و: ش»، وعن أحمد: وجب، ثم نسخ، اختاره شيخنا) [الفروع ٣/ ١١٢ ــ ١١٣ (٥/ ٩١ ــ ٩٢)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٦٤)، وانظر: «شرح العمدة» (٤/ ٥٨٤ ــ الصيام).
(٢) ذكر ابن القيم طريقتين لأهل العلم في الجواب عن الحديث، ثم ذكر الطريقة الثالثة.
(٣) «الفتاوى» (٢٥/ ٢٩٥ - ٢٩٦، ٣١١).