Chapitre – Le jeûne surérogatoire et l’évocation de la Nuit du Destin 451 – Sens de l’affirmation selon laquelle trois jours de jeûne par mois équivalent au jeûne perpétuel : Ibn Mufliḥ dit : « Il est recommandé de jeûner trois jours chaque mois, et il est préférable de choisir les jours dits “blancs”. Tel est l’avis explicite, fondé sur des hadiths authentiques qui qualifient cette pratique de “jeûne de toute la vie”, ou, dans certaines versions, “semblable au jeûne de toute la vie”. Notre shaykh et d’autres ont expliqué que cela signifie que celui qui s’y adonne obtient la récompense du jeûne permanent, par démultiplication du mérite, sans qu’en résulte aucun inconvénient (1). Allah est plus Savant. » ⦗al-Furūʿ 3/106 (5/83)⦘ (2). 452 – Le jeûne des six jours de Shawwâl 453 – Et le caractère non fondé du fait de considérer son huitième jour comme une fête : Ibn Mufliḥ écrit : « Leur mérite (3) est acquis qu’on les jeûne de manière consécutive ou espacée ; plusieurs savants l’ont indiqué, et c’est le sens apparent des propos d’Aḥmad, lequel a dit : “au début et à la fin du mois”. Certains ont estimé préférable de les observer d’affilée – c’est le sens qui se dégage des paroles d’al-Khirqî et d’autres ; d’autres ont recommandé de les commencer aussitôt après l’Aïd. Ces deux avis ont été retenus par Ibn al-Mubârak, al-Shâfiʿî et Isḥâq. C’est l’opinion la plus probante et, sans doute, celle qu’Aḥmad et nos condisciples visaient, parce qu’elle traduit la promptitude à accomplir le bien, même si le mérite demeure obtenu autrement. Certaines personnes ont surnommé le huitième jour « la fête des dévots »."}
(1) Ibn Qundus, dans sa Hachiyya ‘ala al-Furu’ (Notes marginales sur Les Branches), précise : « c’est-à-dire le préjudice résultant du jeûne continu — à savoir la faiblesse — et la comparaison avec le tabattul (retraite ascétique). » Fin de citation. (2) « Al-Fatawa », vol. 22, p. 303 ; « Al-Ikhtiyarat » d’al-Ba‘li, p. 163. (3) C’est-à-dire le jeûne des six jours de Shawwal.
باب صوم التطوع وذكر ليلة القدر ٤٥١ - معنى أن صيام ثلاثة أيام من كل شهر كصيام الدهر: - قال ابن مفلح: (ويستحب صوم ثلاثة أيام من كل شهر «و»، وأيام البيض أفضل «و: ش»، نصّ على ذلك، للأخبار الصحيحة في ذلك، وأنه «صوم الدهر»، وفي بعضها: «كصوم الدهر»، قال شيخنا وغيره: مراده أن من فعل هذا حصل له أجر صيام الدهر، بتضعيف الأجر، من غير حصول المفسدة (١). والله أعلم) [الفروع ٣/ ١٠٦ (٥/ ٨٣)] (٢). ٤٥٢ - صوم الست من شوال: ٤٥٣ - وعدم مشروعية اعتقاد الثامن منه عيدا: - قال ابن مفلح: (وتحصل فضيلتها (٣) متتابعة ومتفرقة، ذكره جماعة، وهو ظاهر كلام أحمد، وقال: في أول الشهر وآخره. واستحب بعضهم تتابعها، وهو ظاهر كلام الخرقي وغيره، وبعضهم: عقب العيد، واستحبهما ابن المبارك والشافعي وإسحاق، وهذا أظهر، ولعله مراد أحمد والأصحاب، لما فيه من المسارعة إلى الخير، وإن حصلت الفضيلة بغيره، وسمى بعض الناس الثامن: عيد الأبرار.
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (أي: المفسدة الحاصلة بصيام الدهر، وهي الضعف، والتشبيه بالتبتل) ا. هـ. (٢) «الفتاوى» (٢٢/ ٣٠٣)، «الاختيارات» للبعلي (١٦٣). (٣) أي صيام ستة أيام من شوال.