— ni par la pollution nocturne, ni par le vomissement irrésistible ; de même, le jeûne n’est pas rompu par la poussière de farine inhalée, ni par l’eau qui, au moment des ablutions ou du bain rituel, parvient accidentellement jusqu’à l’estomac. Il a en revanche considéré que les menstrues annulent le jeûne, contrairement à la janâba (état de grande impureté), parce que leur durée est longue, que la perte de sang y est abondante et qu’il est impossible de se purifier avant qu’elles ne cessent, à la différence de la janâba.
Il a encore distingué le sang prélevé par la ḥijâma (saignée par ventouse) du sang d’une blessure : la ḥijâma appartient, selon lui, à la même catégorie que les vomissements provoqués, la masturbation et les menstrues, tandis que l’écoulement sanguin d’une plaie ou d’une épistaxis se rattache à la catégorie de l’istiḥâḍa (saignement anormal), de la pollution nocturne et du vomissement irrépressible.
Ainsi, la Législation se révèle parfaitement cohérente, dans ses principes comme dans ses détails ; elle correspond au raisonnement analogique sain et à la juste mesure. Louange à Allah. ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 2/16-17⦘ (1)
439 – Émission de madhî à la suite de caresses par le jeûneur
Ibn Mufliḥ a dit : « Si, du fait de ces caresses (2), il émet du madhî, son jeûne est également rompu ; cela a été explicitement rapporté par “W : M”. Al-Ājurrî, Abû Muhammad al-Jawzî — et, me semble-t-il, notre shaykh — ont toutefois choisi l’avis selon lequel le jeûne n’est pas rompu, et c’est l’opinion la plus évidente (3). » ⦗al-Furûʿ 3/50 (5/10)⦘ (4)