– Il a également déclaré : « La phlébotomie (*fasd*) n’annule pas le jeûne. C’est la position arrêtée par le Qâḍî, par l’auteur du Mustawʿab, par celui du Muḥarrar dans cette question et par d’autres encore, car l’analogie ne l’exige pas. Dans le Talkhîṣ, il est précisé que c’est l’avis le plus solide des deux. Le second avis veut que le jeûne soit rompu ; Ibn Hubayra l’a catégoriquement rapporté d’Ahmad, et notre shaykh a jugé qu’il s’agit de l’opinion la plus correcte dans l’école d’Ahmad. En conséquence, l’auteur de la Riʿâya a dit que l’incision (*tashrîṭ*) se prête à deux opinions. Il a ajouté : la préférence va à considérer le jeûne rompu pour le patient incisé ou saigné, à l’exclusion du praticien qui incise ou qui saigne. Le sens apparent de leurs propos indique qu’il n’y a pas rupture dans les autres cas. Quant au choix de notre shaykh, il est que la rupture du jeûne vaut pour quiconque fait couler son sang par épistaxis ou autrement (1) ; c’est aussi l’avis d’al-Awzâʿî à propos de l’épistaxis. » ⦗al-Furûʿ 3/48 (5/8)⦘(2). 438 – La rupture du jeûne par la cupping conforme à l’analogie Ibn al-Qayyim rapporte de Shaykh al-Islâm, dans sa réponse aux questions que l’on avait dites contraires à l’analogie : « S’agissant de la rupture du jeûne par la *ḥijâma* (saignée par ventouse), ceux qui l’ont jugée contraire à l’analogie ne l’ont pensé qu’en partant du principe que l’analogie veut que le jeûne soit rompu par ce qui entre, non par ce qui sort. Or il n’en est rien : la rupture du jeûne par la *ḥijâma* relève d’une analogie pure. Cela devient clair à la lumière d’un principe : le Législateur, plein de sagesse, a institué le jeûne sous la forme la plus parfaite et la plus droite, dans l’équité, et il y a prescrit la plus grande modération ; il a interdit le *wiṣâl* (jeûner sans interruption), a ordonné de hâter la rupture du jeûne et de retarder le *suḥûr*, et a fait du jeûne de Dâwûd le plus juste et le meilleur. La cohérence du jeûne veut donc que l’on ne fasse pas entrer dans le corps ce qui assure son maintien, comme nourriture et boisson, et qu’on n’en fasse pas sortir ce qui l’entretient, comme les vomissements ou l’éjaculation provoquée. Il a en outre distingué ce dont on peut se préserver de ce dont on ne le peut pas, de sorte qu’il n’a pas considéré le jeûne rompu par ce qu’il est impossible d’éviter. »
(1) Dans al-Ikhtiyārāt, il est indiqué que le jeûne est annulé si l’on fait sortir du sang par la hijama (saignée)… et par l’ir‘āf (privation volontaire de nourriture). (2) Al-Ikhtiyārāt de al-Ba‘lī, p. 160.
- وقال أيضا: (ولا يفطر بالفصد، جزم به القاضي وصاحب «المستوعب» و «المحرر» فيه وغيرهم، لأن القياس لا يقتضيه، وذكر في «التلخيص»: أن هذا أصحّ الوجهين، والثاني: يفطر، جزم به ابن هبيرة عن أحمد، وذكر شيخنا أنّه أصح في مذهب أحمد، فعلى هذا قال صاحب «الرعاية»: يحتمل التشريط وجهين. وقال: الأولى إفطار المفصود والمشروط دون الفاصد والشارط. وظاهر كلامهم: لا فطر بغير ذلك، واختيار شيخنا: أنه يفطر من أخرج دمه برعاف وغيره (١)؛ وقاله الأوزاعي في الرعاف) [الفروع ٣/ ٤٨ (٥/ ٨)] (٢). ٤٣٨ - الفطر بالحجامة على وفق القياس: - قال ابن القيم نقلا عن شيخ الإسلام ــ في جوابه عن المسائل التي قيل فيها إنها على خلاف القياس ــ: (أما الفطر بالحجامة فإنما اعتقد من قال: إنه على خلاف القياس= ذلك، بناء على أن القياس: الفطر بما دخل، لا بما خرج، وليس كما ظنوه، بل الفطر بها محض القياس. وهذا إنما يتبين بذكر قاعدة، وهي: أن الشارع الحكيم شرع الصوم على أكمل الوجوه وأقومها بالعدل، وأمر فيه بغاية الاعتدال، حتى نهى عن الوصال، وأمر بتعجيل الفطر وتأخير السحور، وجعل أعدل الصيام وأفضله صيام داود، فكان من تمام الاعتدال في الصوم أن لا يدخل الإنسان ما به قوامه كالطعام والشراب، ولا يخرج ما به قوامه كالقيء والاستمناء. وفرّق بين ما يمكن الاحتراز منه من ذلك، وبين ما لا يمكن، فلم يفطر
(١) عبر في «الاختيارات» بقوله: (ويفطر بإخراج الدم بالحجامة ... وبإرعاف نفسه). (٢) «الاختيارات» للبعلي (١٦٠).