Chapitre de l’aumône surérogatoire 423 – Entretenir les liens de parenté par le prêt : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Aḥmad a expressément statué, à propos d’un indigent convié au banquet de noces de son proche, qu’il devait emprunter afin de pouvoir lui offrir un présent. Abû al-Ḥusayn l’a mentionné dans “aṭ-Ṭabaqāt”. Notre shaykh a commenté : cela constitue un moyen de renforcer les liens de parenté par le prêt ; il se peut aussi que son intention soit qu’il se juge capable de rembourser. » ⦗al-Furûʿ 2/651 (4/382)⦘. 424 – Sens de l’annulation d’une obéissance par un péché : – Ibn Mufliḥ écrit : « Il est interdit de rappeler ostensiblement l’aumône ou tout autre bienfait ; c’est un grand péché. D’après la formulation d’Aḥmad, un grand péché est celui qui entraîne soit une peine légale en ce monde, soit une menace explicite dans l’au-delà. Une telle ostentation annule la récompense, conformément au verset ; nos condisciples divergent sur la question de l’annulation d’une bonne action par un péché. Notre shaykh a préféré comprendre l’ḥibâṭ (annulation) comme une mise en balance des œuvres, et il a indiqué que c’est l’avis de la plupart des Anciens. » ⦗al-Furûʿ 2/651-652 (4/382)⦘. 425 – Le pèlerinage surérogatoire est-il préférable à l’aumône surérogatoire ? – Ibn Mufliḥ dit : « Ḥarb demanda à Aḥmad : doit-on accomplir un pèlerinage surérogatoire ou plutôt soutenir ses proches ? – S’ils sont dans le besoin, leur venir en aide m’est plus cher, répondit-il. – Et s’ils ne sont pas des proches ? – Le pèlerinage, répliqua-t-il. Abû Bakr, après avoir cité ce propos, transmit une autre version d’Aḥmad à la même question : “Il est des gens qui disent : rien n’égale les visites des Lieux sacrés.” Abû Bakr intitula alors son chapitre : “Le mérite de soutenir la parenté après l’accomplissement du ḥajj obligatoire.” Ibn Hânî rapporta sur cette question : “Et si ses parents proches sont pauvres ?” – Aḥmad répondit : “Déposer l’aumône dans des ventres affamés m’est plus cher.” Il ressort de ces paroles qu’il s’agit là d’une règle de portée générale. Et notre shaykh a mentionné que…»
باب صدقة التطوع ٤٢٣ - صلة الرحم بالقرض: - قال ابن مفلح: (ونص أحمد في فقير لقريبه وليمة: يستقرض ويهدي له. ذكره أبو الحسين في «الطبقات»، قال شيخنا: فيه صلة الرحم بالقرض، ويتوجّه أن مراده أنّه يظنُّ وفاء) [الفروع ٢/ ٦٥١ (٤/ ٣٨٢)]. ٤٢٤ - معنى حبوط الطاعة بالمعصية: - قال ابن مفلح: (ويحرم المنّ بالصدقة وغيرها، وهو كبيرة، على نص أحمد: الكبيرة ما فيه حد في الدنيا، أو وعيد في الآخرة. ويبطل الثواب بذلك، للآية، ولأصحابنا خلاف فيه، وفي بطلان طاعة بمعصية. واختار شيخنا: الإحباط بمعنى الموازنة، وذكره أنه قول أكثر السلف) [الفروع ٢/ ٦٥١ ــ ٦٥٢ (٤/ ٣٨٢)]. ٤٢٥ - حج التطوع أفضل من الصدقة: - قال ابن مفلح: (وهل حج التطوع أفضل من صدقة التطوع؟ سأل حرب لأحمد: يحج نفلًا، أم يصل قرابته؟ قال: إن كانوا محتاجين يصلهم أحب إلي. قيل: فإن لم يكونوا قرابة؟ قال: الحج. وذكر أبو بكر بعد هذه الرواية رواية أخرى عن أحمد، أنه سئل عن هذه المسألة، فقال: من الناس من يقول: لا أعدل بالمشاهد شيئًا. وترجم أبو بكر: فضل صلة القرابة بعد فرض الحج. ونقل ابن هانئ في هذه المسألة: وإن قرابته فقراء؟ فقال أحمد: يضعها في أكباد جائعة أحب إلي. فظاهره العموم. وذكر شيخنا: أن