s’agit-il d’un transfert effectif de propriété ou non ? Il a également été avancé que cela vaudrait pour la zakât afférente à sa créance ; c’est ce qu’a rapporté notre shaykh, qui l’a aussi retenu, car la zakât est un acte de solidarité (1)) ⦗al-Furûʿ 2/620 (4/342)⦘ (2).
419 – Attribution de la zakât aux ascendants et descendants directs lorsque leur entretien ne lui incombe pas :
Ibn Mufliḥ déclare : « Il n’est pas permis de la remettre aux parents, si haut remontent-ils, ni aux enfants, si bas descendent-ils, lorsque leur entretien lui est obligatoire «ʿ» ; il en va de même lorsqu’elle ne l’est pas, et ce jusqu’à l’enfant de la fille. C’est l’énoncé explicite «w: h m». En effet, les avantages patrimoniaux passent habituellement de l’un à l’autre, si bien qu’il la dirigerait en réalité vers lui-même ; c’est pourquoi le témoignage de l’un n’est pas recevable en faveur de l’autre, tout comme il est interdit aux proches du Prophète ﷺ de recevoir l’aumône, même quand ils sont privés du *khums* (le cinquième). Plusieurs autorités, parmi lesquelles le Qâḍî, ont soutenu cet argument.
Selon une autre opinion, cela est permis ; c’est le choix du Qâḍî dans al-Mujarrad (3) ainsi que de notre shaykh) ⦗al-Furûʿ 2/629⦘ (4).
420 – Donner la zakât à l’un de ses ascendants ou descendants pour acquitter une dette personnelle, pour un contrat d’affranchissement (*kitâba*) ou lorsqu’il est voyageur (*ibn as-sabîl*) :
Ibn Mufliḥ dit : « Il ne leur donne pas (la zakât) afin de régler une dette qui le concerne lui-même, ni pour un contrat de *kitâba* ; telle est la formulation explicite. D’aucuns ont pourtant autorisé cela «w: sh», et c’est également l’avis retenu par notre shaykh. L’auteur d’al-Muḥarrar rapporte : Ibn… »
(1) Dans sa Hachiya ‘ala al-Furu’, Ibn Qandîs précise : « Et lorsqu’il s’agit d’une muwasah (compensation), l’équité exige qu’une dette en règle une autre sans en imposer d’autre. » Fin de citation.
(2) Al-Fatâwâ, t. 25, p. 84 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Baali, p. 155.
(3) Dans sa Hachiya ‘ala al-Furu’, Ibn Qandîs commente : « Ce propos renvoie à son énoncé “wa kadhâ in lam tujib hatta walada al-bint” [« et de même, si elle ne répond pas avant la naissance de la fille »], qu’il mentionne dans al-Muntahâ al-Ghâyah. Il rapporte aussi que le Qâdî a adopté le premier avis dans son al-Khilâf ; l’auteur a donc limité ici son choix à l’option présentée dans al-Mujarrad. » Fin de citation.
(4) Al-Fatâwâ, t. 25, p. 90 ; Al-Ikhtiyârât d’al-Baali, p. 154.
تمليك، أم لا؟ وقيل: تجزئه من زكاة دينه، حكاه شيخنا، واختاره أيضًا، لأن الزكاة مواساة (١)) [الفروع ٢/ ٦٢٠ (٤/ ٣٤٢)] (٢).
٤١٩ - إعطاء الزكاة لعمودي النسب إذا لم تجب عليه نفقتهما:
- قال ابن مفلح: (ولا يجوز دفعها إلى الوالدين وإن علوا، والولد وإن سفل، في حال تجب نفقتهما «ع»، وكذا إن لم تجب، حتى ولد البنت، نص عليه «و: هـ م»، لاتصال منافع الملك بينهما عادة، فيكون صارفا لنفسه، ولهذا لم تقبل شهادة أحدهما للآخر، وكقرابة النبي ﷺ، وإن منعوا الخمس، احتج بهذا جماعة، منهم القاضي.
وقيل: يجوز، اختاره القاضي في «المجرد» (٣)، وشيخنا) [الفروع ٢/ ٦٢٩] (٤).
٤٢٠ - إعطاء أحد عمودي نسبه لغرم نفسه أو كتابة أو كان ابن سبيل:
- قال ابن مفلح: (ولا يعطي عمودي نسبه لغرم لنفسه، أو كتابة، نص عليه؛ وقيل: يجوز «و: ش» واختاره شيخنا، وذكر صاحب «المحرر»: ابن
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (وإذا كانت مواساة، فمن العدل أن يخرج عن الدَّينِ دينٌ، ولا يكلف غيره) ا. هـ.
(٢) «الفتاوى» (٢٥/ ٨٤)، «الاختيارات» للبعلي (١٥٥).
(٣) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (هذا القول عائد إلى قوله: «وكذا إن لم تجب، حتى ولد البنت» ذكره في «منتهى الغاية»، وذكر عن القاضي أنه اختار الأول في «خلافه»، فلهذا قيّد المصنف هنا اختياره في «المجرد») ا. هـ.
(٤) «الفتاوى» (٢٥/ ٩٠)، «الاختيارات» للبعلي (١٥٤).