416 – Contrôle des collecteurs de la zakât : – Ibn Mufliḥ déclare : « Il n’est pas tenu(1) de présenter(2) le compte de ce qu’il a administré lorsqu’on le lui réclame ; c’est la conclusion arrêtée par Ibn Tamîm. L’auteur d’ar-Riʿâya estime que l’avis contraire est possible, et c’est aussi la position retenue par notre shaykh. » ⦗al-Furûʿ 2/610 (4/329)⦘ (3). 417 – Paiement de la dette d’un défunt au moyen de la zakât : – Ibn Mufliḥ dit : « On ne s’acquitte pas de la zakât en réglant la dette d’un mort contractée pour son propre intérêt ou pour celui d’autrui ; tel est l’avis rapporté par Abû ʿUbayd et Ibn ʿAbd al-Barr «ʿ» : le défunt n’est pas apte à la recevoir, tout comme on ne financerait pas son linceul avec ces fonds «ʿ». Ibn al-Mundhir cite d’Abû Thawr qu’il est permis de le faire, et de Mâlik – ou de certains de ses disciples – un avis analogue. L’auteur shâfiʿite d’al-Bayân mentionne deux opinions sans trancher ; notre shaykh adopte la permissivité, et c’est l’une des deux versions rapportées d’Aḥmad, car pour le *ghârim* (le débiteur endetté) la remise effective du bien n’est pas exigée : Allah – Très-haut – a dit : « … et (aux) débiteurs … » (at-Tawba 9 : 60), et Il n’a pas dit : « pour les débiteurs ». » ⦗al-Furûʿ 2/619-620 (4/342)⦘ (4). 418 – Remise d’une dette au débiteur avec l’intention de la zakât : – Ibn Mufliḥ affirme : « Si le créancier libère son débiteur de sa dette en ayant l’intention que cela tienne lieu de zakât, il n’en est pas acquitté ; tel est l’énoncé explicite, que le montant ainsi sorti pour lui soit un bien tangible ou une créance (w: m sh), à l’encontre de l’avis d’al-Ḥasan et de ʿAṭâ’. Il se dégage cependant pour nous une éventualité et une extrapolation rejoignant leur opinion, à savoir : s’agit-il de… »
(1) À savoir : amil az-zakat (percepteur de la zakât). (2) Dans al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, le terme employé est dafaʿ (paiement). (3) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 157. (4) Al-Fatāwā, vol. 25, p. 80 ; voir p. 89.
٤١٦ - محاسبة عمال الزكاة: - قال ابن مفلح: (ولا يلزمه (١) رفع (٢) حساب ما تولّاه إذا طلب منه، جزم به ابن تميم، وقال صاحب «الرعاية»: يحتمل ضدّه، واختاره شيخنا) [الفروع ٢/ ٦١٠ (٤/ ٣٢٩)] (٣). ٤١٧ - قضاء دين الميت من الزكاة: - قال ابن مفلح: (ولا يقضي منها دين ميت غرمه لمصلحة نفسه أو غيره، حكاه أبو عبيد وابن عبد البر «ع» لعدم أهليته لقبولها، كما لو كفنه منها «ع»، وحكى ابن المنذر عن أبي ثور: يجوز، وعن مالك ــ أو بعض أصحابه ــ مثله، وأطلق صاحب «البيان» الشافعي وجهين، واختاره شيخنا، وذكره إحدى الروايتين عن أحمد، لأن الغارم لا يشترط تمليكه، لأن الله تعالى قال: ﴿وَالْغَارِمِينَ﴾ [التوبة: ٦٠] ولم يقل: للغارمين) [الفروع ٢/ ٦١٩ - ٦٢٠ (٤/ ٣٤٢)] (٤). ٤١٨ - إبراء الغريم من الدين بنية الزكاة: - قال ابن مفلح: (وإن أبرأ ربُّ الدين غريمه من دينه بنية الزكاة لم يجزئه، نص عليه، سواءً كان المخرج عنه عينًا، أو دينًا «و: م ش» خلافًا للحسن وعطاء، ويتوجه لنا احتمال وتخريج كقولهما، بناءً على أنه: هل هو
(١) أي: عامل الزكاة. (٢) في «الاختيارات» للبعلي: (دفع). (٣) «الاختيارات» للبعلي (١٥٧). (٤) «الفتاوى» (٢٥/ ٨٠)، وانظر: (٢٥/ ٨٩).