Chapitre : la zakât de l’or et de l’argent
400 – La valeur du dirham :
Ibn Mufliḥ a dit : « Nous avons déjà rapporté la parole de notre shaykh au début des dispositions sur les menstrues (1). Elle signifie que la Loi révélée, tout comme les califes bien guidés, ont fondé diverses règles sur les dirhams. Il est donc impensable que leurs propos s’appliquent à une monnaie inexistante dans leur pays ou à leur époque ; ils ne la connaissaient pas et l’interlocuteur non plus, si bien qu’ils ne pouvaient la viser, ni la vouloir, ni même la comprendre. Au mieux, leurs termes ont une portée générale qui englobe chaque contrée et chaque époque selon les usages et les coutumes en vigueur. Quant à restreindre leurs paroles et à les faire dépendre d’une chose survenue plus tard, absente de leur pays et de leur temps, sans preuve émanant d’eux, comment cela serait-il concevable ? Allah – Exalté soit-Il – est le plus savant. » [al-Furûʿ 2/455 (4/131)] (2).
401 – Le port de l’argent pour les hommes :
Ibn Mufliḥ a dit : « Les maîtres de l’école (qu’Allah les agrée) ont affirmé que l’interdiction d’utiliser des ustensiles en argent est plus sévère que celle d’en porter dans l’habillement, car cette première prohibition concerne aussi bien les hommes que les femmes.
Je ne leur ai pas vu avancer de preuve interdisant le port de l’argent aux hommes, et je ne connais pas de texte explicite d’Ahmad qui le prohibe. Les paroles de notre shaykh laissent plutôt entendre qu’il est permis aux hommes d’en porter, sauf ce que la sharîʿa a clairement interdit.
Il a encore dit : lorsque le port de l’argent n’est pas visé par une formulation générale de prohibition, nul n’a le droit de l’interdire hormis ce dont la preuve légale établit l’illicéité. Or, puisque la Sunna a autorisé l’anneau d’argent, cela prouve la licéité de tout ce qui lui est analogue, ou qui, à plus forte raison, mérite d’être permis, ainsi que de tout ce qui n’a pas
(1) Au numéro 112.
(2) Al-Fatâwâ (tome 19, pp. 249-252) ; voir aussi Al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 152).
باب زكاة الذهب والفضة
٤٠٠ - مقدار الدرهم:
- قال ابن مفلح: (وسبق كلام شيخنا أول الحيض (١)، ومعناه: أن الشرع والخلفاء الراشدون رتّبوا على الدراهم أحكامًا، فمحال أن ينصرف كلامهم إلى غير الموجود ببلدهم أو زمنهم، لأنهم لا يعرفونه، ولا يعرفه المخاطب، فلا يقصد ولا يراد، ولا يفهم، وغايته العموم، فيعم كل بلد وزمن بحسبه وعادته وعرفه، أما تقييد كلامهم، واعتباره بأمر حادث خاصة غير موجود ببلدهم وزمنهم، من غير دليل عنهم، كيف يمكن؟! والله سبحانه أعلم) [الفروع ٢/ ٤٥٥ (٤/ ١٣١)] (٢).
٤٠١ - لبس الفضة للرجال:
- قال ابن مفلح: (قال الأصحاب (رضي الله عنهم): وتحريم الآنية أشد من اللباس، لتحريمها على الرجال والنساء.
ولم أجدهم احتجوا على تحريم لباس الفضة على الرجال، ولا أعرف التحريم نصًا عن أحمد، وكلام شيخنا يدل على إباحة لبسها للرجال، إلا ما دل الشرع على تحريمه.
وقال أيضًا: لبس الفضة إذا لم يكن فيه لفظ عام بالتحريم لم يكن لأحد أن يحرم منه إلا ما قام الدليل الشرعي على تحريمه، فإذا أباحت السنة خاتم الفضة دل على إباحة ما في معناه، وما هو أولى منه بالإباحة، وما لم
(١) برقم (١١٢).
(٢) «الفتاوى» (١٩/ ٢٤٩ - ٢٥٢)، وانظر: «الاختيارات» للبعلي (١٥٢).