Les propos de notre shaykh dans Iqtidhâʾ al-Ṣirâṭ al-Mustaqîm montrent que, selon l’opinion qui préconise de les empêcher (w: m r), la vente n’est pas valable ; tandis que, si l’on ne les empêche pas, aucun ʿushr (la dîme) ne leur est réclamé (w: m rsh), car il s’agit d’une zakât : il n’y a donc ni interdiction ni zakât, comme pour le bétail en pâturage libre et assimilés… Le Qâḍî rapporte dans son Sharḥ al-Ṣaghîr que, d’après l’une des deux versions, le dhimmî non Taghlibî doit s’acquitter de la moitié du ʿushr, qu’il en fasse commerce ou non, sur ses biens, ses fruits et son cheptel… Notre shaykh précise dans Iqtidhâʾ al-Ṣirâṭ al-Mustaqîm, à ce propos : leur faut-il payer deux ʿushr ou n’ont-ils rien à régler ? — deux versions. Cela est surprenant ; il est possible qu’il l’ait déduit de la formulation du Muqniʿ (1). [Al-Furūʿ 2/440 (4/111-112)] (2). 398 – Il n’est pas permis qu’une terre demeure sans ʿushr ni kharâj : – Ibn Mufliḥ déclare : « Il n’est pas permis, par consensus, qu’une terre reste sans ʿushr ni kharâj ; c’est ce que notre shaykh a mentionné. » [Al-Furūʿ 2/443 (4/115)] (3). 399 – Vente ou location d’une maison à un non-musulman : – Ibn Mufliḥ dit : « Abū Bakr affirme qu’il n’y a, pour lui, aucune différence entre la vente et la location : s’il autorise la vente, il autorise la location ; s’il interdit la vente, il interdit la location. » (4)
(1) Dans Al-Insaf (tome VI, p. 566), al-Mardawi écrit : « c’est-à-dire que rapporter ce récit en se fondant sur l’opinion autorisant l’achat est étrange ; en revanche, selon le récit interdisant à ces personnes d’acheter, si elles transgressaient et achetaient, l’achat serait valide sans contestation chez les fuqaha, comme indiqué précédemment. Elles devraient alors s’acquitter d’une amende (‘ishran) conformément à l’avis correct du madhhab, position partagée par la majorité des fuqaha. » Fin de citation. (2) Iqtida al-Sirat al-Mustaqim, vol. II, pp. 31–32 ; Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 150. (3) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li, p. 150. (4) C’est-à-dire l’imam Ahmad.
وكلام شيخنا في «اقتضاء الصراط المستقيم» يعطي: أن على المنع لا يصح «و: م ر»، فعلى عدم المنع لا عشر عليهم «و: م رش»، لأنه زكاة، فلا منع، ولا زكاة، كالسائمة وغيرها ... وذكر القاضي في «شرحه الصغير» أن إحدى الروايتين أنه يجب على الذمي غير التغلبي نصف العشر سواء اتّجر أم لم يتّجر به، من ماله وثمره وماشيته ... وذكر شيخنا في «اقتضاء الصراط المستقيم» على هذا: هل عليهم عشران، أم لا شيء عليهم؟ على روايتين. وهذا غريب، ولعله أخذه من لفظ «المقنع» (١)) [الفروع ٢/ ٤٤٠ (٤/ ١١١ ــ ١١٢)] (٢). ٣٩٨ - لا يجوز بقاء أرض بلا عشر ولا خراج: - قال ابن مفلح: (ولا يجوز بقاء أرض بلا عشر ولا خراج بالاتفاق، ذكره شيخنا) [الفروع ٢/ ٤٤٣ (٤/ ١١٥)] (٣). ٣٩٩ - بيع الدار أو تأجيرها للكافر: - قال ابن مفلح: (قال أبو بكر: لا فرق بين البيع والإجارة عنده (٤)، فإذا أجاز البيع أجاز الإجارة، وإذا منع البيع منع الإجارة.
(١) قال المرداوي في «الإنصاف» (٦/ ٥٦٦): (يعني: أن نقل هذه الرواية على القول بجواز الشراء غريب، فأما على رواية منعهم من الشراء لو خالفوا واشتروا لصح الشراء بلا نزاع عند الأصحاب كما تقدم، وعليهم عشران على الصحيح من المذهب، وعليه أكثر الأصحاب ... ) ا. هـ. (٢) «اقتضاء الصراط المستقيم» (٢/ ٣١ - ٣٢)، «الاختيارات» للبعلي (١٥٠). (٣) «الاختيارات» للبعلي (١٥٠). (٤) أي: الإمام أحمد.