ils avaient été perçus en vertu de la richesse des contribuables, sans être réservés à l’agent chargé de la collecte.
Ainsi, tout ce qui est saisi à cause du bien d’une personne est imputé à ce bien-là (1) : ce qui est octroyé en son nom constitue pour lui un gain et une plus-value, non pour celui qui l’a reçu ; inversement, ce qui est prélevé en son nom est une charge qui lui incombe, non à celui qui l’a versé. De même, celui qui n’a pu préserver le bien d’autrui de la perte qu’en acquittant la somme à sa place dispose, selon l’avis le plus solide des savants, d’un droit de recours ; il a, ce faisant, bien agi. [Al-Furūʿ 2/399-402 (4/62-65)] (2)
394 – Lorsque le collecteur perçoit la valeur monétaire :
Ibn Mufliḥ a dit : « Ibn Tamîm affirme que, si le collecteur prélève plus que le dû en se fondant sur une interprétation erronée, ou s’il perçoit la valeur en numéraire, l’obligation est, selon l’opinion la plus apparente, valable, tout en lui imposant de restituer l’excédent. Les formulations absolues des maîtres (qu’Allah leur fasse miséricorde) impliquent la validité, même si le débiteur estime le contraire… Notre shaykh a confirmé ici la validité et, ailleurs, a comparé ce cas à la prière derrière un imâm qui, du point de vue du fidèle, a omis une condition (3). Notre shaykh a ajouté : si le fidèle en réclame la restitution, la situation est comparable à la prière du vendredi derrière un tel imâm. » [Al-Furūʿ 2/403 (4/65-66)] (4)
(1) Dans la première édition : « bahsaba fakannamâ » ; la leçon retenue dans la deuxième édition et dans al-Fatâwâ.
(2) al-Fatâwâ, tome 25, pp. 338–354 (version abrégée) ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 148.
(3) Dans la première édition : « rukn » ; la leçon retenue dans la deuxième édition. Dans al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî : « al-târik ruknan aw sharṭan ».
(4) Jâmi‘ al-Masâ’il, tome 5, pp. 388–389 ; al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, p. 149.
بسبب أموالهم قبض، ولم يخصَّ به العامل.
فكذا ما قبض بسبب مال بعض الناس، فعنها يحسب ما (١) أُعطي لأجلها، فهو مغنم ونماء لها، لا لمن أخذه، فما أخذ لأجلها فهو مغرم منها، لا على من أعطاه، وكذا من لم يخلِّص مال غيره من التلف إلا بما أدَّى عنه رجع به في أظهر قولي العلماء، وهو محسنٌ) [الفروع ٢/ ٣٩٩ ــ ٤٠٢ (٤/ ٦٢ ــ ٦٥)] (٢).
٣٩٤ - إذا أخذ الساعي القيمة:
- قال ابن مفلح: (وقال ابن تميم: إن أخذ الساعي فوق الواجب بتأويل، أو أخذ القيمة أجزأت في الأظهر، ورجع عليه بذلك. وإطلاق الأصحاب (رضي الله عنهم) يقتضي الإجزاء، ولو اعتقد المأخوذ منه عدمه ... وصوّب فيه شيخنا الإجزاء، وجعله في موضع آخر، كالصلاة خلف تاركٍ شرطًا (٣) عند المأموم، قال شيخنا: وإن طلبها منه فكصلاة الجمعة خلفه) [الفروع ٢/ ٤٠٣ (٤/ ٦٥ ــ ٦٦)] (٤).
(١) في ط ١: (بحسب فكأنما)، والمثبت من ط ٢ و «الفتاوى».
(٢) «الفتاوى» (٢٥/ ٣٣٨ - ٣٥٤) باختصار، «الاختيارات» للبعلي (١٤٨).
(٣) في ط ١: (ركن)، والمثبت من ط ٢، وفي «الاختيارات» للبعلي: (التارك ركنا أو شرطا).
(٤) «جامع المسائل» (٥/ ٣٨٨ - ٣٨٩)، «الاختيارات» للبعلي (١٤٩).