390 – Extinction de la zakât en cas de perte du bien :
Ibn Mufliḥ dit : « La dîme (*ʿushr*) s’éteint lorsqu’un fléau détruit la récolte avant son entreposage, car elle demeure alors sous la garantie du vendeur, ainsi que le démontre la règle de la *jâ’iha* (sinistre agricole). C’est ce qu’ont rapporté le Shaykh et d’autres. L’auteur du Muḥarrar, entre autres, remplace “avant l’entreposage” par “avant sa prise en charge”, et fonde lui aussi son argument sur la *jâ’iha* ; dans al-Riʿâya : “avant la coupe”. Sur cette seconde opinion, l’impôt n’est pas dû si la récolte périt, et l’apparente position d’al-Khiraqî est qu’il en est toujours ainsi. C’est également l’avis retenu dans al-Naṣîḥa, al-Mughnî (1), al-Mustawʿab et par notre maître. » ⦗al-Furūʿ 2/348 (3/482-483)⦘ (2).
391 – Les dettes ne se substituent pas à la zakât au Jour de la Résurrection :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : Quand bien même une personne aurait des dettes, celles-ci ne tiendront pas lieu de zakât au Jour de la Résurrection, car la sanction liée à son non-acquittement est plus sévère. Il a ensuite cité les avis des savants. » ⦗al-Furūʿ 2/351 (3/487)⦘ (3).
(1) Ibn Qundûs, dans sa Hachiya («Commentaire marginal») sur al-Furu‘, rapporte ce qui est dit dans al-Mughni : «La position correcte, si Dieu le veut, est que la zakât est annulée lorsque le bien est détruit sans dilapidation, car elle n’est due que par solidarité ; elle n’est donc pas exigible en l’absence de richesse ou si le redevable est pauvre.»
(2) Mukhtaṣar al-Fatāwā al-Miṣriyya, p. 275 ; al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 147.
(3) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 147, où il est dit : «Et si le débiteur de la zakât a des dettes, la zakât ne sera pas considérée au Jour de la Résurrection, car sa sanction y est plus sévère.» Voir également : Mukhtaṣar al-Fatāwā, p. 278.
٣٩٠ - سقوط الزكاة بتلف المال:
- قال ابن مفلح: (وسقوط العشر بآفة قبل الإحراز، لأنها من ضمان البائع، بدليل الجائحة. كذا ذكره الشيخ وغيره، وذكر صاحب «المحرر» وغيره بدل «قبل الإحراز»: «قبل أخذه»، واحتجَّ بالجائحة، وفي «الرعاية»: قبل قطعه. وعلى الثانية: لا يضمنها بتلفه، وظاهر الخرقي: مطلقًا «و» واختاره في «النصيحة» و «المغني» (١) و «المستوعب» وشيخنا) [الفروع ٢/ ٣٤٨ (٣/ ٤٨٢ ــ ٤٨٣)] (٢).
٣٩١ - الديون لا تقوم يوم القيامة بالزكاة:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: ولو كان له ديون لم تقم يوم القيامة بالزكاة، لأن عقوبتها أعظم. ثم ذكر ما ذكره العلماء) [الفروع ٢/ ٣٥١ (٣/ ٤٨٧)] (٣).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (قال في «المغني»: والصحيح ــ إن شاء الله تعالى ــ أن الزكاة تسقط بتلف المال إذا لم يفرط، لأنها تجب على سبيل المواساة، فلا تجب مع عدم المال، وفقر من تجب عليه) ا. هـ.
(٢) «مختصر الفتاوى المصرية» (٢٧٥)، «الاختيارات» للبعلي (١٤٧).
(٣) «الاختيارات» للبعلي (١٤٧)، وفيه: (ولو كان لمانع الزكاة ديون لم تقم يوم القيامة بالزكاة، لأن عقوبتها أعظم)، وانظر: «مختصر الفتاوى» (٢٧٨).