l’autorise pas, il l’invalide ; quant à celui qui l’autorise, qu’il sache que, puisqu’il s’agit d’un acte d’adoration – c’est-à-dire d’une œuvre accomplie pour la Face d’Allah –, le conclure par un contrat de location (ijâra) ou par une promesse de gratification (juʿâla) le fait sortir du domaine du rapprochement spirituel, même s’il reste permis de percevoir un salaire ou une rétribution pour cet acte.
Il exposa ensuite la divergence des savants au sujet de la rémunération pour l’enseignement du Coran et assimilés.
Il a donc statué l’invalidité de la pratique, puisqu’il déclara : « Son testament à ce propos n’est pas exécutoire, et le waqf qui y est dédié est une innovation. » Dans ses derniers propos, il ajoute : « Si l’avantage recherché peut être obtenu sans cette pratique, celle-ci devient caduque ; sinon, elle reste valable, mais sans offrande de mérite, faute de récompense spirituelle. » En conséquence, la pratique demeure recevable pour atteindre ledit avantage, mais aucun mérite n’est à en offrir. (1)) [Al-Furûʿ 2/312-313 (3/431-432)] (2).
Voir le paragraphe suivant.
(1) Voici ce qui illustre la position de Sheikh al-Islâm sur cette question : « Aider les musulmans à la récitation du Coran et à sa transmission, notamment par des moyens financiers, est un acte licite (mashru‘) et louable. Lorsque les gens se sont détournés de la sharī‘a pour adopter des innovations (bid‘a) et qu’une certaine utilité existe dans ces innovations, si on les abandonne cette utilité disparaît sans qu’ils reviennent à l’acte légitime. Il devient alors obligatoire de leur enjoindre la pratique licite qui assure cet intérêt, tout en interdisant l’innovation. Si cela n’est pas possible, on fait ce qui est faisable en privilégiant la solution la plus appropriée (al-rajḥān). Ainsi, si l’intérêt de l’acte l’emporte sur son inconvénient, on ne l’interdit pas malgré la corruption qu’il comporte, tant qu’on ne peut garantir l’utilité. En revanche, si son inconvénient est plus grave, on l’interdit. Ces principes s’appliquent notamment aux cimetières : l’intérêt essentiel y est la préservation et la récitation du Coran, et les ressources financières allouées y contribuent spécialement. En effet, dans certains pays, l’apprentissage et la mémorisation du Coran peuvent être négligés par manque de motivation, d’où découlent d’autres maux : lecture non vouée à Allah, altération du texte, récitation non conforme, préoccupation de l’âme au détriment de la lecture légitime. Dès qu’il est possible de préserver cet intérêt sans passage par l’innovation, il faut alors interdire celle-ci, s’y opposer et la supprimer. Si l’on craint qu’elle ne cause un mal plus grave, on ne chasse pas un faible mal au risque d’en encourir un plus grand. » (Jami‘ al-Masa’il, t. 3, p. 134)
(2) Voir : al-Fatâwa (t. 24, p. 300, 314-317), Jami‘ al-Masa’il (t. 3, p. 138-140), al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî (p. 137-138).
يجوّزه أبطله، ومن جوّزه فإنه إذا كان عبادة، وهي ما قصد به وجه الله، فأما بإجارة وجعالة فلا تكون قربة، وإن جاز أخذ الأجر والجعل عليه.
ثم ذكر الخلاف في أجرة تعليم ونحوه.
فقد حكم بعدم الصحة لما قال: لا تنفذ وصيته فيه، وأن الوقف عليه بدعة، وفي كلامه الأخير: إن أمكن تحصيل المصلحة المذكورة لم يصح، وإلا صح، ولا إهداء، لعدم الثواب، فعلى هذا يصح لتحصيل المصلحة المذكورة ولا يهدي شيئا (١)) [الفروع ٢/ ٣١٢ ــ ٣١٣ (٣/ ٤٣١ ــ ٤٣٢)] (٢).
وانظر: الفقرة التالية.
(١) ومما يبين موقف شيخ الإسلام من هذه المسألة قوله: ( ... فإعانة المسلمين على تلاوة القرآن وتبليغِه بالمال ونحوه حسن مشروع، ولهذا لما تغير الناس وصاروا يفعلون بدعة ويتركون شرعة، وفي البدعة مصلحة ما، إن تركوها ذهبت المصلحة ولم يأتوا بالمشروع، صار الواجب أمرهم بالمشروع المصلح لتلك المصلحة، مع النهي عن البدعة، وإن لم يمكن ذلك فُعل ما يمكن وقُدِّم الراجح، فإذا كانت مصلحة الفعل أهم لم يُنه عنه لما فيه من المفسدة إلا مع تحصيل المصلحة، وإن كانت مفسدته أهم نُهي عنه، وهذه الوقوف التي على التُّرَب فيها من المصلحة بقاء حفظ القرآن وتلاوته، وكون هذه الأموال معونةً على ذلك وخاصةً عليه، إذ قد يَدرُسُ حفظُ القرآن في بعض البلاد بسبب عدم الأسباب الحاملة عليه، وفيها مفاسدُ أُخَر: من حصولِ القراءة لغير الله، والتآكل بالقرآن، وقراءتِه على غير الوجه المشروع، واشتغال النفوس بذلك عن القراءة المشروعة، فمتى أمكن تحصيل هذه المصلحة بدون ذلك فالواجب النهيُ عن ذلك والمنع منه وإبطالُه، وإن ظنّ حصول مفسدة أكثر من ذلك لم يدفع أدنى الفسادين باحتمال أعلاهما) ا. هـ من «جامع المسائل» (٣/ ١٣٤).
(٢) انظر: «الفتاوى» (٢٤/ ٣٠٠، ٣١٤ - ٣١٧)، «جامع المسائل» (٣/ ١٣٨ - ١٤٠)، «الاختيارات» للبعلي (١٣٧ - ١٣٨).