al-Marwadî…
D’après lui – c’est-à-dire selon une autre version rapportée de l’Imâm – l’affaire relève d’une bidʿa (innovation), car elle ne faisait pas partie de la pratique du Prophète – paix et bénédictions sur lui – ni de celle de ses Compagnons ; il s’agit donc d’une nouveauté. ʿAbd Allâh l’interrogea : « Peut-on apporter un muṣḥaf (exemplaire du Coran) sur la tombe pour y réciter ? » Il répondit : « C’est une bidʿa. »
Notre shaykh ajoute : Aucun des savants reconnus n’a jamais déclaré que la récitation au pied de la tombe fût préférable, et nul n’a autorisé qu’on en fasse une célébration habituelle, en y récitant à un moment déterminé, ni qu’on y pratique le dhikr ou le jeûne.
Il poursuit : Déposer des muṣḥaf auprès de la tombe, fût-ce pour y lire (1), constitue une bidʿa ; si cela profitait réellement au défunt, les Pieux Prédécesseurs l’auraient fait. Aux yeux de ces derniers, cela équivaut à la récitation dans les mosquées (2), et le défunt ne reçoit aucune récompense de la récitation faite sur sa tombe en tant qu’auditeur (3).
Il dit encore : Celui qui prétend que le mort profite de cette récitation lorsqu’il l’entend de près, mais non lorsque le lecteur s’en éloigne, émet une parole infondée, contraire au consensus. Ainsi s’exprime-t-il. ⦗Al-Furûʿ 2/304-305 (3/420-421)⦘ (4).