et il n’interdit pas au non-musulman de visiter son parent musulman. ⦗Al-Furûʿ 2/299 (3/412)⦘ (1). 374 – La connaissance qu’a le défunt de l’état de sa famille et de ses compagnons dans ce monde : – Ibn Mufliḥ a rapporté : « Notre shaykh a dit : les traditions se sont multipliées montrant qu’il connaît la situation de sa famille et de ses compagnons dans ce bas-monde et que tout cela lui est présenté. D’autres récits indiquent qu’il voit également, qu’il est informé de ce qui se fait auprès de lui, qu’il se réjouit de ce qui est bon et qu’il souffre de ce qui est blâmable. Abû ad-Dardâ’ disait : “Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre un acte qui me couvrirait de honte devant ʿAbd Allâh ibn Rawâḥa” – lequel était son cousin. Et lorsque ʿUmar fut inhumé dans la demeure de ʿÂʾisha, celle-ci se voilait devant lui en déclarant : “Il n’y avait là que mon père et mon époux ; quant à ʿUmar, c’est un étranger”, c’est-à-dire : elle estimait qu’il la voyait. » ⦗Al-Furûʿ 2/302 (3/416)⦘ (2). 375 – La lecture du Coran sur la tombe : – Ibn Mufliḥ a dit : « La lecture sur la tombe ou dans le cimetière n’est pas réprouvée ; telle est la position explicite de l’Imâm, choisie par Abû Bakr, le Qâḍî et d’autres, et c’est l’opinion adoptée (w : sh). Les maîtres ḥanafites la pratiquent : certains la déclarent seulement permise, d’autres la jugent recommandée. Ibn Tamîm rapporte l’avis explicite de l’Imâm à ce sujet, au même titre que le salut, le dhikr, l’invocation et la demande de pardon. D’après une autre version, elle n’est pas réprouvée au moment même de l’inhumation. D’après une autre encore, elle est réprouvée ; c’est l’avis retenu par ʿAbd al-Wahhâb al-Warrâq et Abû Ḥafṣ (w : hm). Notre shaykh a précisé que cette dernière version a été transmise par plusieurs, et [elle] (3) correspond à l’opinion de la majorité des Pieux Prédécesseurs, partagée par les premiers de ses disciples. Il a cité
(1) Voir : al-Fatâwâ, vol. 27, p. 165, 377. (2) al-Ikhtiyârât d’al-Ba‘lî, pp. 135-136 ; voir aussi al-Fatâwâ, vol. 24, pp. 363-365, 368, 374. (3) Dans l’édition 1 et dans le manuscrit (p. 100) on lit « wa huwa » (et c’est lui), lecture confirmée par l’édition 2.
يمنع الكافر زيارة قريبه المسلم) [الفروع ٢/ ٢٩٩ (٣/ ٤١٢)] (١). ٣٧٤ - معرفة الميت بأحوال أهله وأصحابه في الدنيا: - قال ابن مفلح: (قال شيخنا: استفاضت الآثار بمعرفته بأحوال أهله وأصحابه في الدنيا، وأن ذلك يعرض عليه، وجاءت الآثار: بأنه يرى أيضًا، وبأنه يدري بما يفعل عنده، ويسر بما كان حسنًا، ويتألم بما كان قبيحًا. وكان أبو الدرداء يقول: اللهم إني أعوذ بك أن أعمل عملًا أخزى به عند عبد الله بن رواحة. وهو ابن عمه. ولما دفن عمر عند عائشة: كانت تستتر منه، وتقول: إنما كان أبي وزوجي، وأما عمر: فأجنبيٌّ. تعني: أنه يراها) [الفروع ٢/ ٣٠٢ (٣/ ٤١٦)] (٢). ٣٧٥ - قراءة القرآن على القبر: - قال ابن مفلح: (لا تكره القراءة على القبر، وفي المقبرة، نص عليه، اختاره أبو بكر والقاضي وجماعة، وهو المذهب «و: ش»، وعليه العمل عند مشايخ الحنفية، فقيل: تباح، وقيل: تستحب، قال ابن تميم: نصَّ عليه، كالسلام، والذكر والدعاء والاستغفار. وعنه: لا تكره وقت دفنه. وعنه: تكره. اختاره عبد الوهاب الوراق، وأبو حفص «و: هـ م»، قال شيخنا: نقلها الجماعة، و [هي] (٣) قول جمهور السلف، وعليها قدماء أصحابه. وسمّى
(١) انظر: «الفتاوى» (٢٧/ ١٦٥، ٣٧٧). (٢) «الاختيارات» للبعلي (١٣٥ - ١٣٦)، وانظر: «الفتاوى» (٢٤/ ٣٦٣ - ٣٦٥؛ ٣٦٨، ٣٧٤). (٣) في ط ١ والنسخة الخطية (ص: ١٠٠): (وهو)، والمثبت من ط ٢.