et la louange ; mais ce gnostique, son cœur était trop étroit pour réunir les deux attitudes : son for intérieur n’avait pas l’ampleur nécessaire pour les contempler et s’y conformer simultanément. Ainsi, la servitude du contentement l’a détourné de la servitude de la miséricorde et de la compassion. ⦗Zâd al-maʿâd 1/499⦘ – Ibn Mufliḥ a dit : « Plusieurs savants ont estimé qu’il est plus seyant de s’abstenir de pleurer et de se montrer patient, tandis que notre shaykh a rappelé que pleurer par miséricorde pour le défunt est recommandé et plus accompli que la joie, telle celle qu’exprima al-Fudayl lorsque mourut son fils ʿAlî. » ⦗Al-Furûʿ 2/290 (3/401)⦘(1) – Il a encore dit : « Shaykh Taqî al-Dîn mentionne, dans Al-Tuḥfa al-ʿIrâqiyya, que pleurer le défunt par miséricorde est recommandé et ne contredit pas l’agrément du décret d’Allah, contrairement aux pleurs motivés par la perte d’un avantage personnel. C’est ainsi qu’il faut comprendre la parole du Prophète ﷺ lorsqu’il versa des larmes sur un mort : “C’est une miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de Ses serviteurs.” Ces larmes ne ressemblent donc pas à celles de celui qui pleure pour lui-même et non par miséricorde pour le défunt. Quand al-Fudayl rit à la mort de son fils, il dit : “J’ai vu qu’Allah avait décrété l’affaire et j’ai voulu agréer ce qu’Il a décrété.” Sa position est louable en comparaison de ceux qui se laissent aller au chagrin excessif ; toutefois, unir la miséricorde envers le mort, l’agrément du décret et la louange d’Allah – comme l’a fait le Prophète ﷺ – est plus parfait encore. Dans Al-Furqân, il écrit : “La patience est obligatoire selon le consensus des gens doués de raison.” Il rapporte ensuite deux avis au sujet de l’agrément, puis ajoute : “Plus haut encore se trouve le fait de remercier Allah pour la calamité, en raison des bienfaits qu’on y décèle de Sa part.” » ⦗Al-Âdâb al-sharʿiyya 1/30⦘(2)
(1) Al-Fatawa, vol. 10, p. 47 ; Al-Ikhtiyarat (Les choix) d’al-Bali, pp. 134–135. (2) Al-Tuhfa al-Iraqi (La présentation irakienne), dans Al-Fatawa, vol. 10, p. 47 ; Al-Furqan bayna awliya ar-Rahman wa awliya ash-Shaytan (Le discernement entre les alliés du Miséricordieux et ceux du diable), dans Al-Fatawa, vol. 11, p. 260.
والحمد، وهذا العارف ضاق قلبه عن اجتماع الأمرين، ولم يتسع باطنه لشهودهما والقيام بهما، فشغلته عبودية الرضى عن عبودية الرحمة والرأفة) [زاد المعاد ١/ ٤٩٩]. - وقال ابن مفلح: (قال جماعة: والصبر عنه أجمل، وذكر شيخنا: أنه يستحب، رحمة للميت، وأنه أكمل من الفرح، كفرح الفضيل لما مات ابنه علي) [الفروع ٢/ ٢٩٠ (٣/ ٤٠١)] (١). - وقال أيضا: (وذكر الشيخ تقي الدين في «التحفة العراقية» أن البكاء على الميت على وجه الرحمة مُستحب، وذلك لا ينافي الرضا بقضاء الله، بخلاف البكاء عليه لفوات حظه منه، وبهذا يُعرف معنى قول النبي ﷺ لما بكى على الميت وقال: «هذه رحمةٌ جعلها الله في قلوب عباده». وأن هذا ليس كبكاء من يبكي لحظه لا لرحمةِ الميت. وأن الفضيل لما مات ابنه ضحك، وقال: رأيت أن الله قد قضى، فأحببت أن أرضى بما قضى الله به. حاله حال حَسَنٌ بالنسبة إلى أهل الجزع، فأما رحمةُ الميت والرضا بالقضاء وحمد الله كحال النبي ﷺ فهذا أكمل. وقال في «الفرقان»: والصبر واجب باتفاق العقلاء ... ثم ذكر في الرضا قولين، ثم قال: وأعلى من ذلك أن يشكر الله على المصيبة لما يرى من إنعام الله عليه بها) [الآداب الشرعية ١/ ٣٠] (٢).
(١) «الفتاوى» (١٠/ ٤٧)، «الاختيارات» للبعلي (١٣٤ - ١٣٥). (٢) «التحفة العراقية» (الفتاوى ــ ١٠/ ٤٧)؛ «الفرقان بين أولياء الرحمن وأولياء الشيطان» (الفتاوى ــ ١١/ ٢٦٠).