Il dit : Après un examen attentif, on ne trouve dans le Coran ni dans la sunna aucun texte qui ordonne d’agréer tout ce qu’Allah a décrété, et aucun des Anciens ne l’a affirmé. Quant aux paroles des savants et aux récits qui recommandent « l’agrément du décret », ils visent uniquement ce qui n’est pas l’œuvre des serviteurs. En effet, lorsqu’il n’est même pas obligatoire de se montrer patient face à cela – puisqu’il faut plutôt le faire disparaître dans la mesure du possible –, il est, a fortiori, exclu de s’en dire satisfait. Notre maître a ensuite précisé : lorsqu’on envisage la chose du point de vue où le Seigneur l’a fait advenir pour une sagesse qu’Il aime et agrée, on consent, pour Allah, à ce qu’Il a agréé pour Lui-même ; on l’accepte et on l’aime en tant qu’effet créé par Allah, mais on la déteste et on l’exècre en tant qu’acte du pécheur qui a transgressé l’ordre divin. Il en va de même des substances impures qu’Il a créées. Il ajouta : « Qui comprend ce point voit se dévoiler la réalité de cette question qui a dérouté les esprits. Allah sait mieux. » [al-Furûʿ 2/287-288 (3/398)] (1). – Il a dit encore : « Shaykh Taqî al-Dîn a mentionné que l’agrément du décret n’est pas obligatoire selon l’avis le plus fondé des savants ; ce qui est obligatoire, c’est la patience. » Et, dans son ouvrage « al-Îmân », il a cité la parole d’Allah : « Les vrais croyants sont ceux qui ont cru en Allah et en Son Messager, puis n’ont point douté » (sourate al-Ḥujurât, 15). Aucune incertitude ne les a gagnés lors des épreuves qui ébranlent la foi dans les cœurs. Le *rayb* (doute) porte à la fois sur la connaissance du cœur et sur son action, tandis que le *shakk* (incertitude) ne touche qu’à la connaissance. C’est pourquoi on ne qualifie de « certains » (*yaqîn*) que ceux dont le cœur est apaisé à la fois dans la science et dans la pratique ; sinon, si quelqu’un connaît la vérité mais qu’une calamité ou la peur le jette dans une angoisse profonde, il n’est pas au rang de ceux qui possèdent la certitude. [al-Âdâb al-sharʿiyya 1/29] (2).
(1) Voir : Al-Fatawa, vol. 8, p. 549 ; vol. 10, pp. 682-686. (2) Al-Iman, dans Al-Fatawa, vol. 7, p. 281.
قال: والتحقيق أنه ليس في الكتاب والسنة نصٌّ يأمر فيه بالرضا بكلِّ مقضيٍّ، ولا قاله أحد من السلف، وأمَّا ما في كلام العلماء والآثار من الرضى بالقضاء= فإنما أرادوا ما ليس من فعل العباد، ولأنه إذا لم يجب الصبر على ذلك ــ بل تجب إزالته بحسب الإمكان ــ فالرضا أولى. ثم ذكر شيخنا: أنه إذا نظر إلى إحداث الرب لذلك، للحكمة التي يحبها ويرضاها، رضي لله بما رضيه لنفسه، فيرضاه ويحبه مفعولًا مخلوقًا لله، ويبغضه ويكرهه فعلًا للمذنب المخالف لأمر الله، وهذا كما نقول فيما خلقه من الأجسام الخبيثة. قال: فمن فهم هذا الموضع: انكشف له حقيقة هذا الأمر الذي حارت فيه العقول. والله أعلم) [الفروع ٢/ ٢٨٧ ــ ٢٨٨ (٣/ ٣٩٨)] (١). - وقال أيضا: (وذكر الشيخ تقي الدين: أن الرضا بالقضاء ليس بواجب في أصَحِّ قولي العلماء، إنما الواجب الصبر. وذكر في كتاب «الإيمان»: ﴿إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ آمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا﴾ [الحجرات: ١٥] فلم يحصل لهم ريب عند المحن التي تقلقل الإيمان في القلوب، والريب يكون في علم القلب وعمله، بخلاف الشك، فإنه لا يكون إلا في العلم، فلهذا لا يُوصف باليقين إلا من اطمأن قلبه عِلمًا وعملًا، وإلا فإذا كان عالمًا بالحق ولكن المصيبة أو الخوف أورثه جزعًا عظيمًا لم يكن صاحب يقين) [الآداب الشرعية ١/ ٢٩] (٢).
(١) انظر: «الفتاوى» (٨/ ٥٤٩؛ ١٠/ ٦٨٢ - ٦٨٦). (٢) «الإيمان» (فتاوى ــ ٧/ ٢٨١).