La deuxième catégorie consiste à implorer Allah – exalté soit-Il – par l’entremise du défunt. Nombre de gens tardifs s’y adonnent, alors qu’il s’agit d’une innovation condamnée, d’après le consensus des musulmans. Troisième catégorie : s’adresser directement au mort lui-même. Quatrième catégorie : croire que l’invocation faite près de sa tombe est exaucée, ou qu’elle serait préférable à celle formulée dans la mosquée ; on se rend alors sur place pour le visiter, prier à côté de lui et solliciter la satisfaction de ses besoins. Cela aussi fait partie des pratiques innovées répréhensibles, condamnées d’un commun accord par les musulmans, et c’est interdit ; je ne connais à ce sujet aucune divergence parmi les imams de la religion, bien que beaucoup de tardifs le fassent. Certains vont même jusqu’à dire : « La tombe d’Untel est un antidote éprouvé. » Quant au récit attribuant à ach-Shâfiʿî le fait de se rendre prier auprès de la tombe d’Abû Ḥanîfa, il s’agit d’un mensonge manifeste. [Ighâthat al-lahfân 1/336-337 (1/245-246)] (1). 362 – Invoquer en faveur du défunt auprès de la tombe, après l’inhumation, en restant debout : – Ibn Mufliḥ a dit : « Il est recommandé de prier pour lui (2) à la tombe après l’ensevelissement ; c’est un texte explicite. Aḥmad le fit en étant assis. Nos condisciples, ainsi que notre maître, ont indiqué qu’il est préférable de se tenir debout. » [al-Furûʿ 2/274 (3/382)] (3). 363 – Le *talqîn* (rappel doctrinal) du mort après son ensevelissement : – Ibn Mufliḥ a dit : « Notre maître a également déclaré que le *talqîn* après l’enterrement est permis selon Aḥmad et certains… »
(1) Une partie de ce texte se trouve dans Takhlis al-Istighatha (t. 1, p. 145-146), avec des variantes et sous forme abrégée ; voir également Iqtida al-Sirat al-Mustaqim (t. 2, p. 689-693). (2) Le mot « lahu » n’apparaît ni dans la première édition ni dans le manuscrit (p. 96), mais a été rétabli dans la deuxième édition. (3) al-Fatawa (t. 24, p. 330) ; al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘li (p. 133).
المرتبة الثانية: أن يسأل الله – Exalté soit-Il – به، وهذا يفعله كثير من المتأخرين، وهو بدعة باتفاق المسلمين. الثالثة: أن يسأله نفسه. الرابعة: أن يظن أن الدعاء عند قبره مستجاب، أو أنه أفضل من الدعاء في المسجد؛ فيقصد زيارته والصلاة عنده: لأجل طلب حوائجه. فهذا أيضًا من المنكرات المبتدعة باتفاق المسلمين، وهي محرمة؛ وما علمت في ذلك نزاعا بين أئمة الدين، وإن كان كثير من المتأخرين يفعل ذلك، ويقول بعضهم: قبر فلان ترياق مجرب. والحكاية المنقولة عن الشافعي أنه كان يقصد الدعاء عند قبر أبي حنيفة من الكذب الظاهر) [إغاثة اللهفان ١/ ٣٣٦ ــ ٣٣٧ (١/ ٢٤٥ ــ ٢٤٦)] (١). ٣٦٢ - الدعاء للميت عند القبر بعد الدفن واقفا: - قال ابن مفلح: (يستحب الدعاء له (٢) عند القبر بعد الدفن، نص عليه، فعله أحمد جالسًا، قال أصحابنا وشيخنا: يستحبُّ وقوفه) [الفروع ٢/ ٢٧٤ (٣/ ٣٨٢)] (٣). ٣٦٣ - تلقين الميت بعد دفنه: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: تلقينه بعد دفنه مباح عند أحمد وبعض
(١) بعض هذا الكلام موجود في «تلخيص الاستغاثة» (١/ ١٤٥ - ١٤٦) مع اختلاف واختصار، وانظر: «اقتضاء الصراط المستقيم» (٢/ ٦٨٩ - ٦٩٣). (٢) (له) ليست في ط ١ ولا النسخة الخطية (ص: ٩٦)، وأثبتت من ط ٢. (٣) «الفتاوى» (٢٤/ ٣٣٠)، «الاختيارات» للبعلي (١٣٣).