340 – Conjuguer la crainte et l’espérance : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Le texte dit : il convient au croyant que son espérance et sa crainte soient à parts égales. » Il ajoute, dans une autre version : « Celui des deux sentiments qui l’emporte sur l’autre le mène à la perdition. » Notre shaykh commente : « Tel est l’équilibre juste. Ainsi, celui qui se laisse dominer par la crainte tombe dans une forme de désespoir et de découragement, que ce soit pour lui-même ou pour les affaires des gens ; et celui chez qui l’espérance prévaut sans la crainte sombre dans une sécurité trompeuse vis-à-vis du stratagème d’Allah, pour lui-même ou concernant les affaires des autres… » ⦗Al-Furûʿ 2/179 (3/258-259)⦘ (1). 341 – Le lavage mortuaire du fœtus avorté et la prière funéraire : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Lorsque le *saqṭ* (2) – terme dont le sîn peut prendre les trois voyelles – a atteint quatre mois – c’est ce qu’ont rapporté l’ensemble des autorités, c’est l’avis tranché dans Al-Mustawʿab et celui qu’ont privilégié plusieurs –, ou lorsque des traits humains y sont distincts, on procède à son lavage mortuaire et l’on accomplit sur lui la prière funéraire, même s’il n’a pas encore poussé de cri de vie ; « wa : qāf ». Il est recommandé de lui donner un nom, ainsi qu’il en a été fait mention explicitement. Cet avis a été choisi par Al-Khallâl et d’autres. Plusieurs transmettent cependant qu’on ne procède à ces rites qu’après quatre mois, car avant ce terme il ne sera pas ressuscité, comme l’ont indiqué le Qâḍî et d’autres. Dans Al-Muʿtamid, l’avis retenu est qu’il sera ressuscité, et cela ressort clairement, selon eux, des propos d’Ahmad. Notre shaykh conclut : tel est également l’avis de nombreux juristes. » ⦗Al-Furûʿ 2/210 (3/294)⦘ (3).
(1) «Al-Ikhtiyārât» d’al-Ba‘lī, p. 129. (2) Dans la 1re édition : «as-saqṭ», et dans la 2e édition cette lecture est confirmée. (3) Al-Manbajī écrit dans Taslīyat Ahl al-Maṣā'ib (p. 138) : «Cheikh al-Islām Ibn Taymiyya a déclaré : “La prière funéraire sur le saqṭ (fœtus mort-né), tant qu’on ne lui a pas insufflé l’âme, est fondée sur l’idée de sa résurrection. Les savants ont deux avis à ce sujet : si l’on considère qu’il ressuscite, on lui fait la prière ; sinon, on ne la fait pas. Allah sait mieux.”» Fin de citation.
٣٤٠ - الجمع بين الخوف والرجاء: - قال ابن مفلح: (ونصه: ينبغي للمؤمن أن يكون رجاؤه وخوفه واحدًا. زاد في رواية: فأيهما غلب صاحبه هلك. قال شيخنا: وهذا هو العدل، ولهذا من غلب عليه حال الخوف أوقعه في نوع من اليأس والقنوط: إما في نفسه، وإما في أمور الناس؛ ومن غلب عليه حال الرجاء بلا خوف أوقعه في نوع من الأمن لمكر الله: إما في نفسه، وإما في أمور الناس ... الخ) [الفروع ٢/ ١٧٩ (٣/ ٢٥٨ ــ ٢٥٩)] (١). ٣٤١ - تغسيل السقط والصلاة عليه: - قال ابن مفلح: (وإذا كمل لسقط (٢) ــ بتثليث السين ــ أربعة أشهر ــ نقله الجماعة، وجزم به في «المستوعب»، وقدمه جماعة ــ أو بان فيه خلق إنسان= غُسِّل، وصُلِّي عليه ولو لم يستهل، «و: ق»، ويستحب تسميته، نص عليه. اختاره الخلال وغيره؛ ونقل جماعة: بعد أربعة أشهر، لأنه لا يبعث قبلها، ذكره القاضي وغيره، واختار في «المعتمد» أنه يبعث، وأنه ظاهر كلام أحمد. قال شيخنا: وهو قول كثير من الفقهاء) [الفروع ٢/ ٢١٠ (٣/ ٢٩٤)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (١٢٩). (٢) في ط ١: (السقط)، والمثبت من ط ٢. (٣) قال المنبجي في «تسلية أهل المصائب» (١٣٨): (وقال شيخ الإسلام ابن تيمية: الصلاة على السقط ما لم ينفخ فيه الروح مبنية على بعثه، وللعلماء فيه قولان، فإن قلنا: إنه يبعث صلي عليه، وإلا لم يصل عليه، والله أعلم. انتهى كلامه) ا. هـ.