Chapitre de la prière des deux fêtes
324 – Statut juridique de la prière des deux fêtes :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Elle constitue une obligation communautaire (farḍ kifâya) ; l’imam est même habilité à combattre les habitants d’une cité qui y renoncent. Selon une autre version, elle est une obligation individuelle (farḍ ʿayn) ; c’est l’avis adopté par notre shaykh. » [al-Furūʿ 2/137 (3/199)] (1).
325 – Rattrapage de la prière de la fête :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Pour qu’elle soit valide lorsqu’on l’accomplit à son heure(2), deux conditions sont requises : la résidence permanente et le nombre de fidèles exigé pour la prière du vendredi ; on ne l’établit donc que là où l’on célèbre la ṣalāt al-jumuʿa. C’est l’avis retenu par la majorité – « w: h ». D’après une autre opinion d’Aḥmad, ces conditions ne sont pas exigées ; plusieurs savants – « w: m sh » – l’ont choisie, si bien que le voyageur, l’esclave, la femme ou la personne seule peuvent l’accomplir ; selon la première opinion, ils la prient seulement en suivant la communauté. Il est par ailleurs recommandé à celui qui l’a manquée de la rattraper… Toutefois, notre shaykh penche pour le contraire – « w: h » – et (3) affirme que c’est la version authentique, car le Prophète ﷺ et ses califes ne l’ont jamais célébrée en voyage. » [al-Furūʿ 2/137 (3/199)] (4).
326 – Ouverture du sermon de la fête :
– Ibn al-Qayyim dit : « Les savants ont divergé quant à la façon d’ouvrir le sermon des deux fêtes et celui de la prière pour la pluie (istisqāʾ). Certains soutiennent qu’on les commence par la proclamation du takbīr (Allāhu akbar), d’autres estiment que le sermon de la demande de pluie doit s’ouvrir par la recherche du pardon (istighfār), »