— étant donné qu’elle y reste permise lorsqu’on redoute l’expiration du temps ⦗1⦘ — et par crainte de la gêne qu’entraînerait son abandon, autrement dit : d’une difficulté ⦗2⦘) [al-Furūʿ 2/71 (3/110-111)] ⦗3⦘.
304 – L’enchaînement entre les deux prières lors de la combinaison
– Ibn Muflih a dit : « Notre shaykh a retenu qu’il n’est pas nécessaire d’enchaîner les deux prières ; il s’appuie pour cela sur le récit rapporté par Abû Ṭâlib et al-Marwadhî selon lequel le voyageur peut accomplir la prière du ʿishâ avant la disparition du crépuscule, et Aḥmad l’a justifié en affirmant qu’il lui est permis de combiner. Parmi ses propos explicites au sujet de la combinaison motivée par la pluie : si l’on accomplit l’une des deux prières chez soi et l’autre à la mosquée, il n’y a aucun inconvénient. » [al-Furūʿ 2/72 (3/112-113)] ⦗4⦘.
305 – Combinaison et raccourcissement à ʿArafât et Muzdalifah
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Il ne faisait pas partie de la guidée du Prophète ﷺ de réunir les prières alors qu’il était à dos de monture durant le voyage — comme beaucoup de gens le font — ni de les réunir lorsqu’il était installé ; il ne les combinait que lorsqu’il se hâtait de reprendre la route ou lorsqu’il partait juste après la prière, comme … dans l’épisode de Tabûk.
Quant au fait de combiner alors qu’il est arrêté sans être en voyage, rien de tel n’a été rapporté de lui si ce n’est à ʿArafât, afin d’assurer la continuité de la station, ainsi que l’ont dit l’imâm al-Shâfiʿî — qu’Allah lui fasse miséricorde — et notre shaykh ; c’est pourquoi Abû Ḥanîfa l’a réservé… »