[al-Furūʿ 2/46-47 (3/70-71)].
– Il a également dit : « D’après Aḥmad, l’obligation (de la prière) s’annule ; al-Khallāl a jugé ce récit faible. C’est aussi l’avis d’Abū Ḥanīfa, et c’est celui que le Shaykh Taqî ad-Dîn a adopté. » [an-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/126] (1).
295 – De celui qui a l’intention du bien et accomplit ce qu’il peut :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : “Quiconque a l’intention de faire le bien et en accomplit ce dont il est capable (2) obtient une récompense équivalente à celle du véritable auteur de l’acte.” Il a ensuite invoqué comme preuves le ḥadith d’Abū Kabsha (3), le ḥadith : “Il est, à Médine, des hommes…”, le ḥadith : “Lorsque le serviteur tombe malade…”, et le ḥadith : “Quiconque appelle à une bonne guidée…” (4), ajoutant qu’il existe d’autres textes allant dans le même sens. Il s’y est référé ailleurs, ainsi qu’au verset : « Ne sont pas égaux ceux qui restent chez eux… » ⦗an-Nisâʾ 4 : 95⦘.
– Il a encore dit, au sujet du ḥadith « Lorsque le serviteur tombe malade » : « Cela implique que celui qui délaisse la prière en congrégation à cause d’une maladie ou d’un voyage, alors qu’il la fréquente habituellement, se voit inscrire la récompense de la congrégation ; mais s’il n’en avait pas l’habitude, cette récompense ne lui est pas inscrite. Dans les deux cas, le seul acte réellement posé est la prière individuelle. Il en va de même pour le malade qui prie assis ou couché. »
(1) «Al-Fatawa» (t. 10, p. 444 ; t. 23, p. 72), «Al-Ikhtiyarat» de al-Ba’li (p. 110).
(2) Dans «Al-Fatawa», mention additionnelle : «et il ne put le compléter».
(3) Hadith d’Abu Kabshiyya rapporté par al-Tirmidhi (n° 2325), dans lequel le Prophète ﷺ évoque quatre hommes : l’un auquel Allah a accordé richesse et savoir et qui met ces dons au service de l’obéissance à Allah ; un autre à qui Il a donné le savoir sans la richesse, qui déclara : «Si j’avais comme untel, je ferais comme lui». Le Prophète ajouta : «Ils sont égaux dans la récompense»… le hadith.
(4) «Al-Fatawa» (t. 22, pp. 243-244).
[الفروع ٢/ ٤٦ ــ ٤٧ (٣/ ٧٠ ــ ٧١)].
- وقال أيضا: (وعن أحمد: تسقط، وضعفها الخلال، وهو قول أبي حنيفة، واختاره الشيخ تقي الدين) [النكت على المحرر ١/ ١٢٦] (١).
٢٩٥ - من نوى الخير وفعل ما يقدر عليه منه:
- قال ابن مفلح: (قال شيخنا: من نوى الخير وفعل ما يقدر عليه منه (٢) كان له كأجر الفاعل. ثم احتج بحديث أبي كبشة (٣)، وحديث: «إن بالمدينة لرجالا»، وحديث: «إذا مرض العبد»، وحديث: «من دعى إلى هدى» (٤)، قال: وله نظائر. واحتج بها في مكان آخر، وبقوله تعالى: ﴿لَا يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ﴾ [النساء: ٩٥].
وقال أيضا عن حديث «إذا مرض العبد»: هذا يقتضي أن من ترك الجماعة لمرض أو سفر وكان يعتادها كتب له أجر الجماعة، وإن لم يكن يعتادها لم يكتب له، وإن كان في الحالين إنما له بنفس الفعل صلاة منفرد، وكذلك المريض إذا صلى قاعدا أو مضطجعا.
(١) «الفتاوى» (١٠/ ٤٤٤؛ ٢٣/ ٧٢)، «الاختيارات» للبعلي (١١٠).
(٢) في «الفتاوى» زيادة: (وعجز عن إكماله).
(٣) حديث أبي كبشية رواه الترمذي (٢٣٢٥) أن النبي ﷺ ذكر أربعة رجال: رجل آتاه الله مالا وعلما فهو يعمل فيه بطاعة الله، ورجل آتاه الله علما ولم يؤته مالا، فقال: لو أن لي مثل ما لفلان لعملت فيه مثل ما يعمل فلان، قال: «فهما في الأجر سواء» ... الحديث.
(٤) «الفتاوى» (٢٢/ ٢٤٣ - ٢٤٤).