Chapitre : La prière de la personne malade 293 – La prière en étant assis : Ibn al-Qayyim a dit : « Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî se trouve, dans la seule version rapportée par ʿImrân ibn Ḥuṣayn, qu’il interrogea le Prophète ﷺ au sujet de la prière de l’homme assis. Celui-ci répondit : “S’il prie debout, c’est meilleur ; celui qui prie assis obtient la moitié de la récompense de celui qui prie debout ; et celui qui prie allongé reçoit la moitié de la récompense de celui qui prie assis.” J’ai dit : les savants ont divergé pour savoir si la parole : “Celui qui prie assis…” concerne la prière obligatoire ou surérogatoire. Certains ont affirmé qu’il s’agit de l’obligatoire ; c’est l’opinion de nombreux traditionnistes et l’avis retenu par notre Shaykh. On objecte alors que celui qui accomplit la prière obligatoire assis alors qu’il est capable de se lever, sa prière est invalide, tandis que, s’il en est incapable, la récompense de l’assis est égale à celle du debout, conformément à la parole du Prophète ﷺ : “Lorsque le serviteur tombe malade ou voyage, il lui est inscrit (en récompense) ce qu’il accomplissait lorsqu’il était sain et résident.” Notre Shaykh me répondit : “Le hadith pose, de façon absolue, la prière de l’assis au demi-niveau de celle du debout ; c’est l’intention, liée à l’incapacité, qui vient parfaire la récompense.” » ⦗Badâʾiʿ al-fawâʾid 4/209-210⦘. Voir également plus haut, n° 266. 294 – Celui qui est incapable même d’esquisser le rukūʿ et la sujūd : Ibn Mufliḥ a dit : « S’il en est incapable, qu’il fasse un signe (*imâʾ*) (1) par un simple mouvement des paupières, tout en formant l’intention et en se représentant l’acte et la parole ; si même cela est impossible, qu’il le fasse avec son cœur… D’après une autre version (de Aḥmad) : l’obligation de la prière tombe ; tel est le choix de notre Shaykh – “W : h” (2). »
(1) Dans l’édition 1, on lit « adda », la forme retenue ici est celle de l’édition 2. (2) Al-Mardâwî, al-Insâf, vol. 5, p. 14 : « Le cheikh Taqî ad-Dîn a dit : “Si le malade ne peut manifester son assentiment par un signe de tête (imâ’), sa prière est annulée et il n’est pas tenu de le faire avec un autre membre.” » Fin de citation.
باب صلاة المريض ٢٩٣ - الصلاة قاعدا: - قال ابن القيم: (في «صحيح البخاري» ما انفرد به من رواية عمران بن حصين أنه سأل النبي ﷺ عن صلاة الرجل قاعدا، قال: «إن صلى قائما فهو أفضل، ومن صلى قاعدا فله نصف أجر القائم، ومن صلى نائما فله نصف أجر القاعد». قلت: اختلف العلماء هل قوله: «من صلى قاعدا» في الفرض أو النفل؟ فقالت طائفة: هذا في الفرض وهو قول كثير من المحدّثين واختيار شيخنا، فورد على هذا أن من صلى الفرض قاعدا مع قدرته على القيام فصلاته باطلة وإن كان مع عجزه فأجر القاعد مساو لأجر القائم، لقوله ﷺ: «إذا مرض العبد أو سافر كتب له ما كان يعمل صحيحا مقيما». فقال لي شيخنا: وضع صلاة القاعد على النصف مطلقا، وإنما كمل الأجر بالنية للعجز) [بدائع الفوائد (٤/ ٢٠٩ ــ ٢١٠)]. وانظر ما تقدم رقم: (٢٦٦). ٢٩٤ - العاجز عن الإيماء بالركوع والسجود: - قال ابن مفلح: (وإن عجز أومأ (١) بطرفه ناويا مستحضرا الفعل والقول إن عجز عنه بقلبه ... وعنه: تسقط الصلاة، اختاره شيخنا «و: هـ» (٢))
(١) في ط ١ (أدّى) والمثبت من ط ٢. (٢) قال المرداوي في «الإنصاف» (٥/ ١٤): (قال الشيخ تقي الدين: لو عجز المريض عن الإيماء برأسه سقطت عنه الصلاة، ولا يلزمه الإيماء بطرفه) ا. هـ.