– Ibn Mufliḥ a dit : « Quiconque a prié en solitaire derrière lui (1) une rakʿa – et, selon certains, dès l’entrée en prière par le takbîr d’iḥrâm ; c’est l’avis retenu dans al-Rawḍa et rapporté comme une version – ou encore, s’il l’a fait sans motif valable, sa prière n’est pas valide. D’après une autre version venant de l’Imâm Aḥmad : [elle est invalide] s’il connaissait l’interdiction. Dans al-Nawâdir, on rapporte qu’elle reste valide lorsqu’il craint que le temps ne se resserre (2) ; certains l’ont avancé comme simple opinion, ce qui revient à dire : en cas d’excuse. Il existe encore de sa part une version la déclarant valide sans restriction (« w »), et une autre pour la prière surérogatoire. Dans al-Fuṣûl, il rattache la question à celui qui a accompli une partie de la prière seul puis a formé l’intention de suivre l’imâm. Chaque fois que la validité est retenue, cela s’entend avec réprobation, et l’on peut soutenir : sauf en présence d’une excuse – c’est le sens apparent des paroles de notre Shaykh – et c’est aussi l’avis des Ḥanafites. » [Al-Furûʿ 2/30 (3/40)] (3).
– Il a également dit : « S’il ne trouve aucune ouverture dans le rang et que personne ne peut se placer à ses côtés… peut-il saisir quelqu’un pour qu’il se joigne à lui ? Le texte d’Aḥmad stipule que c’est réprouvé… Dans at-Talkhîṣ, deux avis sont mentionnés à ce sujet, et Ibn ʿAqîl choisit que cela n’est pas permis. Cela concorde avec la parole explicite de Shaykh Taqî ad-Dîn : “Il prie seul derrière le rang ; il ne délaisse pas la prière en groupe et n’attire personne pour prier avec lui.” Son expression : “il prie seul” représente une position reconnue dans l’école et elle est solide, car l’ordre d’alignement (muṣâfa) n’est requis qu’en cas de possibilité. » [Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/116] (4).
291 – Prière de celui qui se trouve à côté d’une femme dans le rang :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Ibn ʿAqîl rapporte, à propos de la personne placée à ses côtés (5), une version selon laquelle sa prière est annulée, et dans… »
(1) Derrière l’imam.
(2) Dans la 2e édition : « tadyiqa » ; présent dans la 1re édition et dans le manuscrit (p. 68).
(3) « Al-Fatawa », vol. 23, p. 396.
(4) « Al-Fatawa », vol. 23, p. 406-407, et « Al-Ikhtiyarat » d’al-Baali, p. 108.
(5) C’est-à-dire : la femme.
- وقال ابن مفلح: (ومن صلّى فذّا خلفه (١) ركعة ــ وقيل: أو أحرم، واختاره في «الروضة» وذكره رواية، وقيل: لغير غرض ــ لم يصحّ، وعنه: إن علم النهي، وفي «النوادر» رواية تصح لخوفه تضيّقا (٢)، وذكره بعضهم قولا، وهو معنى قول بعضهم: لعذر، وعنه: مطلقا «و»، وعنه: في النفل، وبناه في «الفصول» على من صلّى بعض الصلاة منفردا، ثم نوى الائتمام، وحيث صحّت، فالمراد مع الكراهة، ويتوجّه: إلا لعذر، وهو ظاهر كلام شيخنا، وقاله الحنفية) [الفروع ٢/ ٣٠ (٣/ ٤٠)] (٣).
- وقال أيضا: (فإن لم يجد فرجة في الصف ولا وجد أحدا يقوم معه ... هل يجذب من يقوم معه؟ نص أحمد على أنه يكره ... قال في «التلخيص»: في جواز ذلك وجهان، والذي اختاره ابن عقيل أنه لا يجوز.
وهذا ظاهر قول الشيخ تقي الدين، فإنه قال: صلّى وحده خلف الصف، ولم يدع الجماعة، ولم يجتذب أحدا يصلّي معه.
وقوله: «صلّى وحده» هذا وجه في المذهب، وهو قوي، بناء على أن الأمر بالمصافة إنما هو مع الإمكان) [النكت على المحرر ١/ ١١٦] (٤).
٢٩١ - صلاة من يلي المرأة في الصف:
- قال ابن مفلح: (وذكر ابن عقيل فيمن يليها (٥) رواية تبطل، وفي
(١) أي خلف الإمام.
(٢) في ط ٢: (تضييقا) والمثبت من ط ١ والنسخة الخطية (ص: ٦٨).
(٣) «الفتاوى» (٢٣/ ٣٩٦).
(٤) «الفتاوى» (٢٣/ ٤٠٦ - ٤٠٧)، «الاختيارات» للبعلي (١٠٨).
(٥) أي: المرأة.