287 – Lorsqu’une personne commet un acte qui entraîne la dépravation sans se référer à un avis juridique : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Ibn ʿAqîl et plusieurs autres ont déclaré qu’il n’est pas permis à quelqu’un de s’engager (1) dans une action dont il ne connaît pas la licéité ; il devient alors fâsiq (pécheur notoire), c’est-à-dire si l’acte fait effectivement partie de ceux qui rendent fâsiq. Il l’affirme de façon catégorique dans al-Fuṣūl, à propos d’un simple laïc qui aurait bu du nabîdh (boisson fermentée) sans se réclamer d’aucun taqlîd. Tel est également le sens des propos du Qâḍî et d’autres ; le Qâḍî ne mentionne pas explicitement la dépravation en un passage, mais la déclare clairement dans un autre. Notre Shaykh rapporte cela de lui et ne le contredit pas. » [Al-Furūʿ 2/26-27 (3/35)] (2).
(1) Dans Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, à l’entrée «yuqaddimu al-ʿāmmī». (2) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 108.
٢٨٧ - إذا فعل مفسقا بلا تقليد: - قال ابن مفلح: (قال ابن عقيل، وجماعة: لا يجوز أن يقدم (١) على فعلٍ لا يعلم جوازه، ويفسق، أي: إن كان مما يفسق به؛ كما جزم به في «الفصول» في عاميٍّ شرب نبيذًا، بلا تقليدٍ. وهو معنى كلام القاضي وغيره؛ ولم يصرح القاضي بالفسق في موضع، وصرح به في آخر. وذكره شيخنا عنه، ولم يخالفه) [الفروع ٢/ ٢٦ ــ ٢٧ (٣/ ٣٥)] (٢).
(١) في «الاختيارات» للبعلي: (يقدم العامي). (٢) «الاختيارات» للبعلي (١٠٨).