ne reçoit pas la récompense qui revient à un homme intègre investi d’un mandat légitime (1) [Al-Furūʿ 2/17-18 (3/24)].
285 – Imâma d’une personne incapable d’accomplir un pilier ou une condition alors qu’existe quelqu’un qui le peut
Ibn Mufliḥ déclare : « Selon l’opinion la plus sûre — « ش » — l’imâma de celui qui est inapte à un pilier ou à une condition n’est pas recevable. Notre Maître, cependant, en a retenu la validité ; il l’a précisé au sujet d’un imâm portant une souillure dont il est incapable de se débarrasser (2). Il n’y a par ailleurs aucun désaccord sur le fait que le fidèle priant derrière un malade alité n’a pas à s’allonger, et que la prière ainsi dirigée demeure valable ; de même, la direction de la prière par quelqu’un en état de tayammum pour des fidèles en état d’ablution « و » n’est pas réprouvée « م ». » [Al-Furūʿ 2/21 (3/29)] (3).
286 – Lorsque, de l’avis du fidèle, l’imâm omet un pilier ou une condition
Ibn Mufliḥ écrit : « … Et si l’élément omis constitue, pour le fidèle, un pilier ou une condition (4)(5), deux versions sont rapportées de l’imâm : selon la première, le fidèle doit répéter sa prière ; cet avis a été choisi par plusieurs autorités « و: هـ ش », car le fidèle tient la prière de son imâm pour invalide, tout comme celui qui pense qu’une question fait l’objet d’un consensus alors qu’il apparaît ensuite qu’il n’en est rien. Selon la seconde, il n’a pas à la répéter ; c’est l’option privilégiée par le Shaykh et par notre Maître « و: م ». » [Al-Furūʿ 2/25 (3/34)] (6).
(1) Dans sa Ḥashiyya sur al-Furu‘, Ibn Qundus précise : « Ceci complète les propos de notre cheikh — à savoir Ibn Mufliḥ — : il perçoit une rémunération équivalente, et non ce qu’il mérite du fait d’une wilaya légitime. » Fin de citation.
(2) Dans al-Ikhtiyārāt, il est précisé : « Il ne peut être ôté que par quelqu’un qui n’est pas en état d’impureté. »
(3) al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 107.
(4) C’est-à-dire : « même s’il est abandonné. »
(5) Autrement dit : l’imam l’a omis.
(6) al-Fatāwā, t. 23, p. 377 ; al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 107.
ما يستحقه عدل بولاية شرعية (١)) [الفروع ٢/ ١٧ ــ ١٨ (٣/ ٢٤)].
٢٨٥ - إمامة العاجز عن ركن أو شرط بالقادر عليه:
- قال ابن مفلح: (ولا ــ على الأصح ــ «ش» إمامة عاجز عن ركن أو شرط، واختار شيخنا الصحة، قاله في إمام عليه نجاسة يعجز عنها (٢)، ولا خلاف أن المصلي خلف المضطجع لا يضطجع وتصح بمثله، وإمامة متيمم بمتوضئ «و» ولا تكره «م») [الفروع ٢/ ٢١ (٣/ ٢٩)] (٣).
٢٨٦ - إذا ترك الإمام ركنا أو شرطا عند المأموم:
- قال ابن مفلح: ( ... وإن كان (٤) ركنا أو شرطا عند المأموم (٥) فعنه: يعيد المأموم، اختاره جماعة «و: هـ ش» لاعتقاد المأموم فساد صلاة إمامه، كما لو اعتقده مجمعا عليه فبان خلافه، وعنه: لا، اختاره الشيخ وشيخنا «و: م») [الفروع ٢/ ٢٥ (٣/ ٣٤)] (٦).
(١) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (هذا من تمام كلام شيخنا ــ يعني شيخ ابن مفلح ــ أي: قال شيخنا: له أجرة مثله، لا ما يستحقه بولاية شرعية، أي: له أجرة مثله وليس له ما يستحقه بولاية شرعية، بل له أجرة المثل) ا. هـ.
(٢) في «الاختيارات»: (يعجز عن إزالتها بمن ليس عليه نجاسة).
(٣) «الاختيارات» للبعلي (١٠٧).
(٤) أي: وإن كان المتروك.
(٥) يعني: وتركه الإمام.
(٦) «الفتاوى» (٢٣/ ٣٧٧)، «الاختيارات» للبعلي (١٠٧).